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Le déroutant discours de Mike Pence à l’ouverture de l’IAC 2019 © P.-F. Mouriaux / Air & Cosmos

Le déroutant discours de Mike Pence à l’ouverture de l’IAC 2019

Le vice-président des Etats-Unis a clôturé le 21 octobre la cérémonie d’ouverture du Congrès international d’astronautique. L’occasion de rappeler sans détour les ambitions spatiales américaines actuelles.

Le cinquantième anniversaire des premiers pas sur la Lune, et plus généralement l’exploration spatiale, revisités par des artistes de comédies musicales de Broadway, étaient à l’honneur de la cérémonie d’ouverture du 70e Congrès international d’astronautique, qui se tient au cœur de la capitale fédérale américaine du 21 au 25 octobre.

Malgré des mesures de contrôle drastiques obligeant les participants à arriver dès la première heure, la grande salle de conférence du centre de congrès Walter E. Washington, d’une capacité totale de 6 000 places, était largement remplie.

Après un programme d’une heure et demie alternant clips promotionnels sur l’American Way of Life, archives vidéo, spectacle vivant et discours officiels, présenté par le journaliste Leon Harris, de la chaîne d'information NBC4 Washington, Jim Bridenstine, l’administrateur de la Nasa, a accueilli sur scène son « très grand ami » Mike Pence, vice-président des Etats-Unis et président du Conseil national de l'espace (National Space Council), reconstitué en juin 2017 par la Maison Blanche.

 

Main tendue mais aux conditions américaines.

Comme lors de son intervention durant le congrès Satellite 2019, en mai dernier dans la même salle, Mike Pence n’a pas pris de gant pour rappeler les objectifs de l’administration Trump en matière spatiale : reprendre le leadership dans le secteur, promouvoir le commerce spatial, renvoyer des hommes sur la Lune d’ici 2024, mais également mettre prochainement en place leur Force spatiale.

Le discours, long d’une vingtaine de minutes, en a glacé plus d’un, tellement il s’adressait surtout aux Américains et insistait lourdement sur la position dominante américaine.

Certes, le projet de retour sur la Lune reste ouvert à la coopération internationale, Mike Pence saluant l’accord conclu le 24 septembre entre la Nasa et l’Agence spatiale japonaise (Jaxa), tout comme le rapprochement annoncé la veille avec l’Australie.

Mais cet appel à coopérer ne concerne que les « freedom loving nations » (nations éprises de liberté) – exit donc la Chine, voire la Russie ? Et à condition, évidemment, que les Etats-Unis restent le chef de file…

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Murray Henley | 23/10/2019 20:19

Il faut rappeler que Mike Pence est un pur Chrétien Néo-Conservateur. Malgré le caractère erratique de Donald Trump, ce dernier ne peut être ainsi qualifié. S'il fallait que M. Trump soit destitué et remplacé par M. Pence, les USA auraient alors un président encore plus à droite, mais beaucoup mieux structuré.

Joël | 05/11/2019 12:06

On aimerait savoir ce que Pence appelle "force spatiale"...

Ping | 14/11/2019 12:53

Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que la doctrine spatiale des états-unis prône la "space dominance". A partir de là, ces déclarations n'ont rien de très original.

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