0
Espace
Le Congrès mondial d’astronautique démarre à Washington © IAC

Le Congrès mondial d’astronautique démarre à Washington

Le 70e IAC se tient dans la capitale fédérale américaine du 21 au 25 octobre. Placé sous le thème « La puissance du passé, les promesses du futur », il doit rassembler plus de 6 300 participants.

Après les éditions de 1961 et 1992, c’est la troisième fois que l’IAC (International Astronautical Congress), organisé par la Fédération internationale d’astronautique (IAF), l'Académie internationale d'astronautique (IAA), l'Institut international de droit spatial (IISL) et le Conseil consultatif de la génération spatiale (SGAC), s'installe à Washington, accueilli par l’Institut américain d’aéronautique et d’astronautique (AIAA). Le comité d’organisation local (LOC) est co-présidé par l’ancienne astronaute américaine Sandra Magnus.

Durant cinq jours, l’IAC 2019 doit rassembler plus de 6 300 experts de la communauté astronautique. Ils devront de nouveau se couper en quatre pour profiter d’un programme toujours aussi riche : 181 sessions techniques (dont 5 sessions techniques globales), représentant plus de 1 900 présentations orales et plus de 230 présentations interactives, 19 sessions spéciales et 33 conférences principales. Le comité international de programme (IPC) est co-présidé par l’ancien astronaute américain Michael Lopez-Alegria.

 

Objectif Lune.

La Lune devrait être l’un des sujets phare du congrès, 70e du nom, en cette année de cinquantenaire de la mission Apollo 11, et tandis que se précise le programme Artemis de la Nasa.

Buzz Aldrin, le deuxième homme sur la Lune, était d’ailleurs présent à Washington la veille de l’ouverture de l’IAC, lors de la journée de l’IAA. L’occasion pour l’ancien astronaute, aujourd’hui âgé de 89 ans, de rappeler son opposition claire au projet de passerelle lunaire Gateway : « Nous n'avons pas besoin d'un établissement permanent sur la Lune, a-t-il répété. Nous avons besoin d'un système de transport régulier entre la Terre et la Lune. »

 

Passage de témoin.

L’IAC 2019 doit aussi être marqué par le changement de présidence de l’IAF. Jean-Yves Le Gall, président du Cnes et président sortant de la Fédération (il avait été en élu lors de l’IAC de Guadalajara en septembre 2016 pour la période 2017-2019), se félicite de l’agenda qu’il a mis en place autour de la diversité et égalité, baptisé « 3G » (géographie, génération et genre).

Il a permis l’accueil au sein de la fédération de nouveaux membres, en particulier de pays émergents, de nombreux jeunes, et de plus en plus de femmes ; ce dernier point s’est notamment concrétisé par la désignation l’an dernier, lors de l’IAC de Brême, de la première présidente de l’IAF, Pascale Ehrenfreund, présidente du directoire du DLR (l’Agence spatiale allemande), pour la période 2020-2022 (voir son portrait dans A&C n°2611).

 

www.iac2019.org

IAC Washington Congrès international d'astronautique IAF Lune

Répondre à () :


Captcha

| Connexion | Inscription