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Carton plein pour Soyouz en Guyane © ESA – CNES – Arianespace / Optique Vidéo du CSG

Carton plein pour Soyouz en Guyane

Succès total pour la mission Soyouz VS23 d’Arianespace, qui embarquait cinq charges utiles des agences spatiales italienne, européenne et française. Le report de tir de la veille n’aura été qu’un contretemps maîtrisé.

Retardée de 24 heures suite à une panne logicielle sur le lanceur, rapidement identifiée et résolue par les équipes russes, la 23e mission Soyouz depuis le Centre spatial guyanais (CSG) a débuté comme prévu ce 18 décembre à 5h54 et 20 secondes précisément, heure locale (4 heures plus tard à Paris), au milieu d’une nuit noire, miraculeusement débarrassée des pluies diluviennes de la veille, saison des pluies oblige.

Après avoir illuminé une grande partie du ciel, le lanceur russe a rapidement disparu dans les épais nuages bas, bien avant que le son ne parvienne aux spectateurs, rassemblés sur le site d’observation avancé Colibri, à 8 km du pas de tir, ou sur la terrasse du centre de contrôle Jupiter 2 du CSG, situé 20 km plus loin.

« Cette mission complexe constitue un carton plein pour Soyouz et Arianespace », s’est félicité devant la presse Stéphane Israël, le président exécutif d’Arianespace, quelques minutes après la fin des discours officiels.

 

Un Prix Nobel en invité de marque.

Cette neuvième et dernière mission d’Arianespace de l’année a en effet permis de placer successivement sur orbite cinq charges utiles institutionnelles, au cours d’un vol long et complexe vol d’une durée totale de 4 heures et 30 minutes : CosmoSkyMed Second Generation 1 (pour l’Italie), Cheops (pour l’Agence spatiale européenne), Angels et EyeSat (pour le Cnes), et Ops-Sat (également pour l’ESA).

Mais c’est probablement la séparation du satellite Cheops, construit sous responsabilité suisse et destiné à caractériser quelques 500 exoplanètes connues, qui a provoqué le plus d’applaudissements dans la salle Jupiter, où de nombreux scientifiques européens étaient regroupés. Parmi eux se trouvait Didier Queloz, astronome genevois co-découvreur de la première exoplanète en 1995 et nouveau Prix Nobel de Physique. Il sera responsable du traitement des données du satellite, à la tête d’une équipe d’environ 60 astronomes.

La prochaine mission d’Arianespace est prévue pour la mi-janvier, avec les satellites de télécommunications géostationnaires Konnect d’Eutelsat et Gsat 30 de l’Agence spatiale indienne.

 

Arianespace Soyouz VS23 Centre spatial guyanais ASI ESA CNES

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Rimmele | 19/12/2019 04:36

Tout à fait remarquable

Nicola Rando | 06/01/2020 11:48

Cheops was not built under Swiss responsibility but as an ESA Science project under ESA leadership, the university of Bern had the leadership of the payload! Please correct!!!

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