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Fin de l'enquête sur le vol VA 241 d'Ariane 5

Des mesures pour renforcer la fiabilité d'Ariane 5, déjà exceptionnelle © ESA/CNES/Arianespace - Optique Vidéo du CSG

Arianespace vient de livrer les conclusions de l'enquête mise en place après la dernière mission du lanceur lourd européen, durant laquelle une déviation trajectoire avait entraîné la mise à poste des charges utiles sur une orbite trop inclinée.

Alain Charmeau, le président d’ArianeGroup, en avait touché deux mots aux députés le 21 février à l’Assemblée nationale : la cause de la défaillance du lanceur Ariane 5 ECA lors du vol VA 241 du 25 janvier dernier est désormais « parfaitement » identifiée, et la commission d’enquête indépendante mise en place dès le lendemain de l’incident, sous l’égide de l’Agence spatiale européenne , a rendu ses conclusions et ses recommandations le 22 février.

 

Mauvaise spécification.

D’après le communiqué d’Arianespace diffusé ce 23 février, l’enquête a démontré que « l’anomalie de trajectoire résulte d’une valeur erronée dans la spécification de mise en œuvre des deux centrales inertielles du lanceur. Compte tenu des exigences particulières de cette mission, l’azimut requis pour l’alignement des centrales inertielles était de 70° et non de 90°, comme le plus souvent pour les missions vers l’orbite de transfert géostationnaire. Cet écart a conduit au décalage de 20° vers le sud de la trajectoire du lanceur dès les premières secondes de vol. La cause de la déviation de la trajectoire est donc due à une mauvaise spécification d’un des paramètres de la mission du lanceur qui n’a pas été détectée au cours des contrôles qualité standard opérés dans la chaîne de préparation des lancements Ariane. »

 

Mesures correctives.

Toujours selon le communiqué d’Arianespace, le rapport d’enquête souligne la nécessité « d’accroître la robustesse du contrôle de certaines données utilisées pour la préparation de la mission », et encourage à « renforcer le processus d’élaboration et de vérification des documents requis pour la préparation du lanceur et à introduire des contrôles de cohérence complémentaires. »

Au centre spatial guyanais, la préparation des prochaines campagnes se poursuit, à commencer par le lancement de 4 satellites O3b pour SES sur Soyouz le 6 mars prochain, puis un lancement double par une Ariane 5 ECA 10 jours plus tard, avec les satellites Superbird 8/DSN 1 (Japon) et Hylas 4 (Royaume-Uni). Selon Arianespace, les mesures correctives préconisées par la commission d’enquête ont « immédiatement » été mises en œuvre par l’opérateur de lancements et le constructeur du lanceur Ariane, ArianeGroup.

« Grâce à la mise en place de ces mesures correctives, la fiabilité d’Ariane 5, qui est exceptionnelle, sera encore renforcée », considère Stéphane Israël, président exécutif d’Arianespace.

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