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Défense
Un satellite espion Russe pour Téhéran ?
Un satellite espion Russe pour Téhéran ?

| Baptiste Guillou 362 mots

Un satellite espion Russe pour Téhéran ?

Air & Cosmos fait le point sur cette polémique

Intox ou info ?

Selon le Washington Post, la Russie fournira aux autorités iraniennes un satellite Kanopus-V, qui sera lancé depuis la Russie. Ce satellite permettrait aux autorités iraniennes de doper ses modestes capacités dans le domaine du renseignement spatiale sur la zone Moyen-Orient, Israël inclus. Une assertion démentie par le Président russe, et mise en doute par des experts israéliens.

Qu’est ce que le Canopus-V

« Canopus-V » est une famille de satellites d’observation haute-résolution, conçus par la société VNIIEM (Société scientifique de production « Systèmes satellitaires de monitoring, d’information et de commandement de systèmes électromécaniques »), et placés en orbite héliosynchrone (inclinaison de 97,447°). Leur poids est de 350 kg. Leur mission, selon Roscosmos, est la cartographie, la surveillance des catastrophes naturelles, le suivi des activités agricoles et des ressources naturelles, et « l’observation opérationnelle de zones spécifiées de la surface de la terre pour différents secteurs de l’économie nationale, de ministères et départements » de la Russie. Les « Canopus » ne sont pas uniquement destinés à un usage civil. Lors du lancement du « Canopus-V-IK » en juillet 2017, un communiqué indiquait que le ministère russe de la défense faisait partie des utilisateurs. le Kanopus dispose en effet d'une résolution sub-métrique avant interpolation.

Relations russo-iraniennes dans le spatial

Les recherches OSINT sur les relations Russie-Iran dans le domaine satellitaire ont permis d’établir plusieurs faits. Lors du salon « MAKS-2015 », VNIIEM signe avec la société iranienne « Boniyan Danesh Sharg » un accord relatif au développement, à la création et l’exploitation d’un système de télédétection terrestre pour l’Iran. La société russe « NPK BARL » est chargée de l’intégration et la mise au point de l’infrastructure au sol du système de télédétection, tandis que VNIIEM est chargée du satellite et de son lancement depuis un lanceur russe, tandis que Boniyan est l’opérateur. Le directeur général de VNIIEM Leonid Makridenko précise alors à la presse que le satellite sera une version modernisée du « Canopus ». En février 2016, M. Makridenko indique à la presse que le contrat devait être signé avec l’Iran d’ici avril 2016, et que le satellite serait envoyé dans l’espace par une fusée "Soyouz" fin 2018. Plus aucune information relative à ce contrat n’a filtré depuis. S’agit-il du projet évoqué par le Washington Post ?

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