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Trois études d’atterrisseurs lunaires habités financées par la Nasa
Trois études d’atterrisseurs lunaires habités financées par la Nasa
© Dynetics - National Team - SpaceX

| Pierre-François Mouriaux

Trois études d’atterrisseurs lunaires habités financées par la Nasa

Le 30 avril, la Nasa a révélé les noms de trois sociétés ou conglomérats qui vont plancher durant dix mois sur un système d’atterrissage habité, et se répartir près d’un milliard de dollars.

Objectif 2024

La Nasa vise toujours un retour sur la Lune avec des astronautes d’ici quatre ans, comme l’a réclamé le président américain Donald Trump en mars 2019.

Le 30 septembre dernier, l’agence a lancé un appel à candidatures auprès de l’industrie américaine pour le développement et la démonstration d’un système d’atterrissage habité, dit HLS (Human Landing System), capable de déposer des astronautes sur la surface lunaire dès 2024, puis de permettre un établissement durable à partir de 2026.

Cinq sociétés ont répondu en temps et en heure : 

Blue Origin (à la tête d’une « équipe nationale » constituée avec Draper, Lockheed Martin et Northrop Grumman), Boeing, Dynetics (filiale de Leidos, associée à plus de 25 sous-traitants), SpaceX et la startup texane Vivace (créée en 2006).

 

Trois finalistes et un sous-traitant franco-italien

Le 30 avril, la Nasa a révélé les noms des trois finalistes qui se partageront une enveloppe de… 967 millions de dollars, pour porter leur projet à un niveau de maturité équivalent à une revue de conception préliminaire, et ce d’ici février 2021.

Le projet le mieux noté (qui recevra une enveloppe de 253 M$) est celui de Dynetics, qui propose un module d’habitation compact, capable à la fois d’effectuer la descente vers la surface lunaire et la remontée vers l’orbite circumlunaire. Parmi les partenaires de Dynectics, citons Astrobotic (qui se chargera notamment de commercialiser et d’intégrer des charges utiles à bord du HLS), Maxar (associé aux questions d'alimentation, de contrôle, de communications, de manipulation robotique et d'optimisation thermique du HLS) et Thales Alenia Space (en charge de la conception du volume principal du module d'équipage, comprenant la structure primaire, l’écoutille et la porte d’accès aux activités extra véhiculaires, les fenêtres et les protections thermiques et anti-micrométéorites, ainsi que la production principale des outils de base).

Le projet qui bénéficiera du plus gros financement (579 M$) est celui de la National Team, qui envisage notamment un module de descente similaire à l’atterrisseur Blue Moon de Blue Origin, présenté pour la première fois en mai 2019.

Le projet jugé le plus risqué (qui se voit attribué 135 M$) est celui de SpaceX, qui se base sur son mégalanceur monolithique Starship.

Etonnamment, le projet de Boeing n’a pas été retenu.

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