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Espace
Thomas Pesquet immortalise l’ISS au-dessus de l’Egypte
Thomas Pesquet immortalise l’ISS au-dessus de l’Egypte
© T. Pesquet - ESA/NASA

Thomas Pesquet immortalise l’ISS au-dessus de l’Egypte

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Le 11 janvier, la Nasa a partagé de nouvelles images de la Station spatiale internationale réalisées par l’astronaute français avant son retour sur Terre.

Dernier survol

L’image présentée aujourd’hui a été prise par Thomas Pesquet le 8 novembre 2021 à 19 h 40 UTC, à l’aide d’un appareil photo Nikon D5 et avec une distance focale de 80 mm.

A ce moment, le vaisseau Crew Dragon Endeavour de SpaceX et les quatre membres de l’équipage Crew 2 effectuaient depuis 35 minutes un survol de la Station spatiale internationale, avant le retour sur Terre qui a marqué la fin de la mission Alpha de l’astronaute français, le lendemain à 3 h 33.

 

Etat des lieux

Au premier plan, à un peu plus de 400 kilomètres d’altitude, apparaît donc l’ISS vue « d’en dessous ».

C’est d’abord la partie russe que l’on distingue dans la pénombre, au sommet de l’image, puis les panneaux solaires en forme de parapluie du cargo-ravitailleur Cygnus NG 16, qui était alors amarré sur le port nadir du module Unity (Node 1) de la station.

Apparaissent ensuite, de gauche à droite, le sas de sortie extravéhiculaire Quest et les modules Unity et Tranquility (Node 3), ce dernier accueillant depuis avril 2016 le module gonflable Beam (Bigelow Expandable Activity Module), développé par la société Bigelow.

Entre le module Tranquility et l’immense poutre centrale S6 de la station, on aperçoit également le module de stockage Leonardo.

Sur la poutre S6, se dressent face à nous les radiateurs du complexe orbital. Les panneaux solaires, situés aux extrémités sont totalement plongés dans le noir.

Tout en « bas » enfin, on reconnait le bras robotique Canadarm2 replié, le port d’amarrage PMA 2 rattaché au module Harmony (Node 2) et le module expérimental du laboratoire japonais Kibo, équipé de son bras robotique également replié.

 

400 kilomètres plus bas

En arrière-plan, plongé dans la nuit, bien qu’à « l’envers », on reconnaît entre mille l’immense delta du Nil, la ville du Caire et les éclairages urbains qui les constellent telle une incroyable toile d’araignée formant un réseau de neurones et de synapses lumineux.

Nous sommes en effet au-dessus de la partie la plus septentrionale de l’Egypte, du Nil et de son delta, de l’extrême nord de la mer Rouge et du golfe de Suez.

De façon spectaculaire, les lumières des villes, des routes et des rues soulignent le trait de côte de la rive sud de la Méditerranée. On repère facilement les plus grandes villes de la région : le Caire et le Nouveau Caire, la Ville du 6 octobre, El Obour, Banha, Tanta, Mansourah, Damiette, et bien sûr la ville mythique de Port-Saïd et le début du canal de Suez.

Toute cette région a été maintes fois photographiée par les astronautes depuis l’ISS, et notamment par Thomas Pesquet, de jour comme de nuit. Mais rarement sous cet angle et avec une telle lumière. Notez la pointe de Ras-El-Bar bien visible sur le cliché tel un éperon éclairé qui s‘avance dans la mer : c’est ici que se termine la branche de Damiette.

Un peu plus loin, telle une ombre noire le long de la côte se trouve le lac Bourlos, qui s’étend sur environ 100 km de long par 40 km de large. Peu profond, il semble bien fragile face à la Méditerranée, et la petite langue de terre qui le sépare de la mer finira un jour par céder aux éléments pour finalement disparaître totalement. Alors les eaux de la Méditerranée entreront dans le lac Bourlos qui disparaîtra…

Enfin, tout à droite du cliché, notez l’immense baie de 30 km de diamètre au nord-est d’Alexandrie : c’est ici que se termine la branche de Rosette. Et comment ne pas admirer le long front de mer d’Alexandrie, ses lagunes, ses bassins et ses marais salants, le tout se terminant par la Marina el-Alamein ?

Tout à gauche, la guirlande que forme le Nil de nuit, lui aussi éclairé de mille feux, serpente et remonte vers le sud, provenant du plus profond de l’Afrique après une traversée comme nulle autre du plus grand désert de la planète. C’est surtout la rive gauche du Nil qui est cultivée, parfois sur plus de 15 km de largeur, et c’est également cette rive gauche qui est éclairée comme en plein jour.

Pour finir, on retrouve sous le panneaux solaire gauche de la station, l’oasis du Fayoum en forme de cœur, décrit sur le site de la Société Astronomique de France, avec pour limite nord le lac Moéris. Située au cœur de l’oasis, Médinet el-Fayoum est une merveille à visiter, comme du reste toute cette région du monde, qui une nouvelle fois, est sublimée par Thomas Pesquet.

Répondre à () :

patrico | 20/01/2022 14:08

Notre cher Thomas Pesquet va être plus connu comme astronaute en France et dans le monde pour ses reportages de belles Photos/vidéos du Space que comme Astronaute en missions Scientifique ! Un précurseur de futur conférencié ? Bon il aura des supports de qualités certes.

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