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© Dassault Falcon Service
26/03/2018 17:59 | Par Claude Mandraut

Série Métiers : mécanicien avion chez Dassault Falcon Service

Aurélien Cazon a choisi de travailler dans l'aéronautique. Une idée qu'il a toujours eue. Et visiblement, il ne regrette pas l'orientation qu'il a choisie. Il est mécanicien avion chez Dassault Falcon Service.

"C’est un choix que j’ai fait depuis que je suis tout petit. J’ai une passion pour la mécanique.  Je voulais savoir comment un avion pouvait voler, comment était fait un moteur », raconte Aurélien Cazon. Depuis, il a pu assouvir cette passion. Girondin d’origine, il a obtenu un BEP électro-technique dans un lycée de l’agglomération bordelaise, à Eysines, a passé un Bac pro aéronautique option MSC à l’Aérocampus de Latresne et il s’est exilé à Paris pour obtenir la licence B1. Mais, il n’a pas eu à s’en plaindre car il a fait son apprentissage chez Dassault Falcon Service au Bourget.

Car il faut dire qu’Aurélien Cazon est un fervent supporter de l’apprentissage. « J’ai fait le choix de l’apprentissage, c’est ce qu’il y a de mieux pour approfondir ses connaissances, être opérationnel et acquérir de l’expérience. Cela permet également à l’entreprise de nous jauger. On peut nous indiquer nos défauts et nos qualités pour nous permettre d’évoluer», met-il en avant. Embauché en 2011 chez Dassault Falcon Service au Bourget, il n’a pas résisté à « l’occasion superbe » de revenir dans sa région en 2017 quand l’entreprise a ouvert son centre de maintenance à Mérignac. Depuis cette année, il y travaille donc comme mécanicien B1.

« Je m’occupe de tout ce qui est mécanique, sauf de l’électricité », jubile-t-il sans sous-estimer le quotidien avec ses contraintes, le respect des règles de l’art, la mise à jour constante des compétences et le travail en équipe simultanément ou pour passer le relais à celle qui vient prendre la suite dans la journée. Le travail est multiple et concerne aussi bien les moteurs, que les systèmes et les structures. « Je travaille aussi bien sur les circuits hydrauliques, les commandes de vol et les trains d’atterrissage. Je suis qualifié sur les Falcon 7X et les Falcon 2000 ». Il faut aussi être en relation avec les préparateurs pour les commandes afin de remplacer les pièces défectueuses et avec le bureau d’étude. Et il y a les délais qu’il faut absolument respecter car les clients ont besoin de leurs avions pour des rendez-vous importants qu’ils ne peuvent pas reporter.

Dans le hangar, quatre PC sont à la disposition des techniciens qui travaillent sur Field 5. Ce logiciel fait la revue technique de l’avion et indique, pour chaque visite, les tâches à effectuer, du changement d’un joint particulier à l’outillage nécessaire. La documentation spécifique à la visite est tirée sur papier et chaque ligne correspondant à une action à mener à bien est tamponnée. Car les techniciens disposent d’un tampon à leur nom pour que le responsable de chaque tâche soit identifiable. Chacun est parfaitement responsable de ses interventions.

La volonté d’évoluer est toujours présente

Au-delà du travail sur les avions qui a motivé Aurélien, il y a les relations avec les clients qu’il considère comme très enrichissantes. Car les clients viennent parler de leurs problèmes en vol, expliquer le mode d’intervention qu’ils privilégient et exprimer leur satisfaction, ce qui est toujours gratifiant. Aurélien Cazon a eu l’occasion d’aller plus loin encore dans le dialogue avec les clients pour réparer des pannes. En raison de ses qualifications, il indique : « Je suis apte à valider les travaux réalisés sur un avion ». Une autonomie dont il est fier. Il s’est rendu seul notamment à Rome, à Beyrouth ou en Angleterre pour réparer un avion en panne. « Le client expose le problème, le bureau d’études  met au point les solutions, les applique sur l’avion avec les pièces de rechange et la documentation nécessaires. On ne fait jamais la même chose, on peut être amené à travailler dans l’urgence. On crée un lien avec le client ». Un aspect de son travail qu’il ne soupçonnait pas et qui lui plaît bien.

Côté carrière, Aurélien Cazon réfléchit aux évolutions possibles. « J’ai des réunions avec ma hiérarchie et je leur en parle ». Il a eu notamment l’occasion d’être positionné sur un poste de « leader » pendant quinze jours durant lesquels il a appris les bases du management afin d’encadrer ensuite une équipe de six mécaniciens. C’est un passage obligé pour que l’encadrement puisse juger de ses aptitudes à occuper ce poste définitivement. Pendant cette période, il a eu des réunions tous les soirs avec son responsable pour évaluer son comportement, avoir des indications pour encadrer son équipe dans les meilleures conditions possibles. L’ambition d’Aurélien Cazon est de se voir confirmé comme leader et d’ici quelques années de devenir chef avion..

BIO EXPRESS

Age : 28 ans
Formation : BEP électro-technique à Eysines.
2005 : entrée chez Dassault Falcon Service au Bourget.
2017 : arrivée à Mérignac chez Dassault Falcon Service.
Centres d'intérêt : jet-ski et rugby. .

 

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