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Second échec en vol pour le lanceur européen Vega
Second échec en vol pour le lanceur européen Vega
© . MARTIN - ESA / CNES / ARIANESPACE / OPTIQUE VIDEO DU CSG

| Pierre-François Mouriaux

Second échec en vol pour le lanceur européen Vega

Le lanceur léger européen, mis en œuvre depuis la Guyane dans la nuit du 16 au 17 novembre, a été victime d’une avarie de son quatrième étage, fatale pour la mission.

Dix-sept mois après l’échec de VV15

Le dix-septième vol du lanceur léger européen Vega, mis en œuvre depuis le Centre spatial guyanais, avait démarré le 17 novembre à 1 h 52 UTC.

Huit minutes plus tard, immédiatement après le premier allumage du moteur du quatrième étage Avum, une « dégradation de la trajectoire » a été constatée, entraînant la perte de la mission.

Les équipes d’Arianespace, d’Avio, du Cnes et de l’Agence spatiale européenne sont depuis en train de dépouiller les données de télémesure, afin de tenter d’identifier les raisons de la défaillance dramatique du lanceur.

 

Annus horribilis

Le 11 juillet 2019, c’est le deuxième étage du lanceur qui avait provoqué l’échec du vol VV15, qui embarquait le satellite de reconnaissance optique émirien Falcon Eye 1.

Le retour en vol de Vega, retardé par la crise sanitaire et de mauvaises conditions météo sur la Guyane, avait eu lieu le 3 septembre dernier. Il avait permis la démonstration en vol du système de lancement multiple SSMS, embarquant 53 petites charges utiles.

L’échec de ce matin constitue le neuvième enregistré cette année, toutes puissances confondues : du jamais vu depuis 1971, avec seize missions perdues.

 

Deux charges utiles à bord

Le vol VV17 de Vega devait placer deux satellites sur orbite héliosynchrone, à 670 km d’altitude.

Le premier passager, Seosat-Ingenio (830 kg au décollage), devait être le premier satellite espagnol d’observation de la Terre optique (dual).

Proposé dans le plan stratégique spatial espagnol 2007-2011, il a été construit sous la maîtrise d’œuvre de Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space en Espagne fournissant l'électronique de l'instrument optique et des sous-systèmes de communication.

Le second passager, Taranis (200 kg), était un observatoire des phénomènes lumineux transitoires (TLE) et des flashes de gamma terrestres situés dans la haute atmosphère (jusqu’à 100 km d’altitude).

Son développement, sous maîtrise d’œuvre du Cnes, avait duré une dizaine d’années.

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