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Aviation Civile
Sécurité aérienne : rapprochement entre l'Union européenne et la Chine
Sécurité aérienne : rapprochement entre l'Union européenne et la Chine
© C. Cosmao

| Léo Barnier

Sécurité aérienne : rapprochement entre l'Union européenne et la Chine

L'Agence européenne de la sécurité aérienne (Easa) et l'Administration de l'aviation civile de Chine (CAAC) se rapprochent un peu plus. Les deux autorités viennent de lancer officiellement un Projet de partenariat sur l'aviation (APP) Union européenne-Chine, le 24 février lors d'une cérémonie à Pékin. Il doit consacrer la coopération des deux entités sur le plan technique en la « liant à un dialogue politique ».   

Ce partenariat s'étendra sur 5 ans (2016-2020) et sera financé par l'UE à hauteur de 10 M€. Il est établi via l'Instrument de partenariat (IP) de l'Union et sera « soutenu par la CAAC ». Il a été initié en septembre dernier et constitue le projet le plus avancé depuis le début de la coopération sino-européenne dans le domaine en 1999. Un premier Projet de coopération sur l'aviation civile UE-Chine (EUCCAP) avait déjà été établi entre 2010 et 2014.

Patrick Ky, qui avait appelé de ses vœux une coopération renforcée avec ses homologues mondiaux en octobre 2015, se félicite de ce partenariat. Le directeur exécutif de l'Easa déclare ainsi : « nous construisons avec la CAAC les fondations d'un partenariat fort sur l'aviation entre l'UE et la Chine. Il va accroître la coopération et la compréhension mutuelle sur des sujets clefs comme la sécurité et la protection environnementale ; il va aussi permettre de renforcer les échanges de meilleures pratiques et des standards entre les acteurs de l'industrie. »  

Cette nouvelle coopération sera centrée sur huit secteurs « d'intérêt mutuel » : la sécurité et la sûreté de l'aviation, l'aviation générale, la gestion du trafic aérien et les services de navigation aérienne, les aéroports, la navigabilité, la protection environnementale, la politique et la régulation économique, la mise en application de la législation et de la loi. Pour cela, des exercices de promotion de la sécurité, des ateliers ou encore des échanges techniques seront organisés.

L'Easa n'a en revanche pas mentionné la possibilité d'un accord de reconnaissance mutuelle avec la CAAC sur le plan de la certification. La Chine souhaite en effet établir des accords bilatéraux, à l'image de celui conclu entre l'Administration fédéral de l'aviation américaine (FAA) et l'Easa. Ce partenariat permet à l'autorité associée de n'avoir qu'à valider le travail déjà effectué par l'autorité primaire de certification : l'Easa dans le cas d'un avion européen et la FAA pour un appareil américain. L'Easa ne semble néanmoins pas prête à franchir le pas avec la CAAC.

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