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Défense
Renseignement d'origine électromagnétique : les forces françaises se dotent d'un système interarmées
Renseignement d'origine électromagnétique : les forces françaises se dotent d'un système interarmées
© Marine nationale

| BOQUET Justine

Renseignement d'origine électromagnétique : les forces françaises se dotent d'un système interarmées

La DGA a annoncé avoir notifié un contrat à deux industriels français visant au développement d'un système interarmées de renseignement d'origine électromagnétique.

Renseignement d'origine électromagnétique.

La DGA a commandé à Airbus et Thales, le 31 décembre dernier, le développement d'un système de renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) tactique, devant venir équiper les trois armées. L'ambition est ainsi de pouvoir interfacer le système dans les différents domaines d'emploi. « Ce système sera constitué d'une gamme de capteurs combinables sous forme de modules, adaptés aux besoins des théâtres d'opérations et au milieu de projection requis », souligne la Direction générale de l'armement (DGA). Cette première commande représente ainsi un montant de 160 M€, devant aboutir sur des livraisons entre 2023 et 2025.

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Système employé par l'Armée de Terre © DGA
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Interarmées.

Enjeu crucial des opérations, le renseignement d'origine électromagnétique contribue à la connaissance de la situation tactique. « Le recueil du renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) consiste à exploiter l'usage par l'adversaire de moyens de communication électromagnétiques pour acquérir du renseignement sur lui. Il participe à l'élaboration de la situation tactique et technique nécessaire à la sauvegarde des forces engagées, à la détermination de l'intention de l'adversaire et à l'appréciation autonome de situation », définit ainsi la DGA. Alors que les trois armées disposent actuellement de systèmes hétérogènes, permettant de répondre à leurs besoins opérationnels particuliers, le développement d'une solution interarmées devrait permettre de renforcer les synergies entre les différents domaines et ainsi faciliter la coopération de la Marine, de l'Armée de Terre et de l'Armée de l'Air et de l'Espace. Dans un modèle d'armée où le combat collaboratif est mis en avant, venant montrer l'importance d'opérations conjointes, disposer de systèmes interopérables est une véritable nécessité. Ce système ROEM tactique permettra dès lors de « garantir la continuité opérationnelle et l'exploitation interarmées des informations recueillies », ajoute la DGA. Il devra par ailleurs être compatible avec les systèmes de renseignement et de communication mis en œuvre par les armées.


Déploiement.

Sur le plan de l'emploi, il est prévu que chaque armée dispose d'unités capables de déployer et mettre en œuvre le système ROEM tactique. Au niveau de l'Armée de Terre, le 54è régiment de Transmissions emploiera ainsi la solution à partir des véhicules Scorpion. Dans la Marine, il sera employé au sein des navires de premier rang mais bénéficiera également à l'aéronavale puisque qu'il viendra équiper les avions de patrouille maritime ATL2. Enfin, « dans l'Armée de l'Air et de l'Espace il sera employé sous forme d'équipements terrestres projetables permettant d'assurer la protection de bases aériennes », complète la DGA.

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Dejuly | 10/02/2021 20:33

Pour la défense oui , mais il faut mettre Le max pour l'attaque electromagnetique Couper le circuit electro d'un avion. De chasse. Et ainsi que le canon laser haute puissance .

Milo | 11/02/2021 13:02

Et pendant ce temps les americains et laa Chine développent un système quantique pour décrypter les communications de ce style...

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