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Premières lumières pour le satellite de reconnaissance militaire français CSO-2
Premières lumières pour le satellite de reconnaissance militaire français CSO-2
© D. Ducros / CNES

| Pierre-François Mouriaux

Premières lumières pour le satellite de reconnaissance militaire français CSO-2

Les premières images du nouveau satellite espion français, placé sur orbite basse il y a un mois, semblent correspondre aux attentes des Armées. Mais elles ne sont pas diffusables.

Deuxième satellite de nouvelle génération pour le renseignement français

Le satellite de reconnaissance militaire optique français CSO-2 (Composante Spatiale Optique n°2) avait été lancé depuis la Guyane depuis le 29 décembre dernier, à l’aide d’une fusée Soyouz mise en œuvre par Arianespace.

Placé sur une orbite héliosynchrone, à 480 km d’altitude, le satellite doit épauler son frère jumeau CSO-1, qui évolue pour sa part à 800 km d’altitude depuis décembre 2018, en attendant l’envoi du troisième et dernier élément de la constellation, CSO-3, l’an prochain.

L’objectif est de moderniser les capacités spatiales de défense française, « déterminante pour la souveraineté nationale et l’autonomie stratégique de l’Europe » selon Florence Parly, la Ministre des Armées.

 

Très haute résolution

Plus agiles et réactifs que leurs prédécesseurs, les satellites CSO doivent ainsi recueillir, en un seul survol, un plus grand nombre d’images d’une même zone géographique, avec une qualité inédite mais non précisée – les différents observateurs l’estiment entre 35 et 10 cm par pixel.

Les trois satellites, construits sous la maîtrise d’œuvre d’Airbus Defence and Space pour le compte de la DGA et du Cnes, sont équipés d’instruments optiques « très haute résolution » fournis par Thales Alenia Space.

 

« Bijoux technologiques »

Moins de trois semaines après sa mise à poste, le satellite CSO-2 a livré ses premières images, ont annoncé le 18 janvier le Ministère des Armées et Thales Alenia Space sur les réseaux sociaux.

La qualité des images reçues semble à la hauteur des attentes.

« C’est une excellente nouvelle, se réjouit Hervé Grandjean, nouveau porte-parole du Ministère des Armées depuis le 1er janvier. Car, pour mener nos opérations militaires, sur le terrain, nous avons besoin de renseignements. Et ceux fournis par CSO-2 sont exceptionnels. »

« Pour vous donner une image, poursuit-il, avec nos anciens satellites Helios 2, nous pouvions identifier [depuis l’espace] la présence d’une voiture ; avec ce nouveau satellite, nous pouvons repérer la marque de la voiture et le nombre de passagers à l’intérieur, s’il s’agit d’un pick-up par exemple. »

« Nous pouvons aussi distinguer des réseaux de tuyauterie sur un site industriel ou bien des inscriptions sur des avions ou des bateaux. »

Et de conclure qu’avec l’arrivée de CSO-3 en 2022, « nous aurons alors une constellation de trois satellites, trois bijoux technologiques, qui feront de la France l’une des grandes puissances mondiales de l’observation spatiale ».

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Rouvier | 26/01/2021 23:51

Bravo super il fallait ces satellites a la france

Yves.G | 01/02/2021 16:44

Bravo à notre technologie française......

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