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Plus de 2,3 Md€ de budget pour le Cnes
Plus de 2,3 Md€ de budget pour le Cnes
© Capture d'écran

| Pierre-François Mouriaux

Plus de 2,3 Md€ de budget pour le Cnes

L’Agence française de l’espace, qui fêtera ses soixante ans en décembre prochain, aborde la nouvelle année avec un budget en hausse. Revue de ses missions quotidiennes et des points forts de 2021.

Des vœux sous Covid-19

Ce 5 janvier, Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes, s’est prêté à la traditionnelle conférence de presse de début d’année, une fois n’est pas coutume en visioconférence, précautions sanitaires en vigueur oblige.

L’occasion de se féliciter de la nouvelle augmentation du budget du Cnes, de rappeler ses missions régaliennes, de saluer les grands succès de l’année 2020, en particulier du côté des exportations industrielles, et de présenterle menu de 2021.

Cette année, le Cnes va disposer d’une enveloppe de 2,335 Md€, comprenant la contribution française à l’Agence spatiale européenne (1,075 Md€), le programme national (719 M€), les ressources propres (495 M€) et le Plan d’Investissement d’Avenir (46 M€). Soit une hausse de 23 % en cinq ans (hors remboursement de la dette à l’ESA, aujourd’hui terminé).

Par ailleurs, le Cnes sera l’opérateur du Plan de relance pour les activités spatiales (365 M€).

 

Délégation de service public

L’agence spatiale compte ainsi continuer à soutenir l’industrie et l’innovation (dans les domaines des lanceurs, des satellites et des applications), la défense (Jean-Yves Le Gall a notamment cité la création du Commandement de l’espace, son installation à Toulouse et le récent lancement du satellite de reconnaissance national CSO 2), ainsi que la recherche.

 

Mars, Thomas Pesquet, James Webb…

Parmi les principaux événements de l’année à venir, Jean-Yves Le Gall a pointé l’arrivée sur Mars de la mission américaine Perseverance, équipé de l’instrument français SuperCam (le 18 février prochain).

Il a évoqué le nouveau séjour de l’astronaute français Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale, qui permettra de mener 14 expériences scientifiques préparées par le Cadmos, centre de suivi des missions habitées, et le Medes, la clinique de médecine spatiale (du printemps à l’automne).

Il a cité la mise en service du lanceur léger européen Vega C (au second semestre).

Il a enfin souligné le lancement sur Ariane 5 du précieux télescope James Webb de la Nasa (fin octobre) – le « clou » de l’année selon l’expression de Jean-Yves Le Gall.

Sans oublier la poursuite du développement d’Ariane 6 et de l’aménagement de son pas de tir en Guyane, les projets de démonstrateurs de lanceurs, d’étages et de propulseurs du futur réutilisables et à bas coût Callisto, Themis et Prometheus, ou les travaux de modernisation du Centre spatial guyanais, en partie financés par l’ESA.

 

En touche

S’agissait-il des derniers vœux adressés à la presse par le président du Cnes en poste, dont le deuxième mandat était arrivé à échéance en février 2020 ?

Alors que les rumeurs vont bon train au sujet des différents prétendants à la succession de Jean-Yves Le Gall, la question lui a évidemment été posée.

L’intéressé a simplement répondu que le gouvernement lui avait pour le moment demandé de rester « pour faire tourner la boutique ».

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Despinoy Pierre | 08/01/2021 22:26

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