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Industrie
Philippe Petitcolin : "le partenariat avec General Electric est central dans la stratégie de Safran"
Philippe Petitcolin : "le partenariat avec General Electric est central dans la stratégie de Safran"
© Franck Juery CAPA Pictures Safran

| yann cochennec

Philippe Petitcolin : "le partenariat avec General Electric est central dans la stratégie de Safran"

Philippe Petitcolin, directeur général de Safran, présente ce jour à la communauté financière les grandes orientations stratégiques du groupe à l'horizon 2020. L'occasion de rappeler, dans un entretien dans un quotidien financier du matin, "que le partenariat avec General Electric dans le domaine de la propulsion est absolument central dans notre stratégie". Pour autant, Safran reste ouvert "à toute coopération qui pourrait créer de la valeur dans ce secteur de la propulsion".

"Pour tout ce qui concerne les moteurs d'avions commerciaux, nous continuerons en exclusivité avec General Electric, au moins pour les vingt-cinq ans à venir. Cela exclut donc les autres. Les seules coopérations que nous pouvons envisager concerneraient les avions régionaux et l'aviation d'affaires. Mais, je n'ai rien de tel en tête à ce jour", souligne le directeur général de Safran.

Interrogé sur la prise en compte des successeurs des Airbus A320neo et Boeing 737 MAX dans ces orientations stratégiques, Philippe Petitcolin répond : "personnellement, je ne vois pas le remplacement des A320 et 737 intervenir avant 2020-2035. Nous allons donc continuer à développer des technologies, afin d'être prêts quand nos clients seront prêts.....Vous m'auriez posé la question en 2010, je vous aurais dit qu'il faudrait être prêt en 2025. Mais, depuis, la situation a changé".

Confirmant le passage de toutes les sociétés du groupe sous la marque Safran, Philippe Petitcolin confirme aussi, non pas la cession de Morpho, mais de l'activité détection "pour laquelle nous sommes en discussion avec plusieurs sociétés industrielles intéressées". Pour les autres activités d'identification et de sécurité est lancée "une réflexion stratégique sur leur avenir au sein de Safran".

Le marché de la "sécurité" n'a pas la taille suffisante pour être un relais de croissance. "Le chiffre d'affaires de Safran en 2015 est de 17,4 Md€; celui de la sécurité était de 1,85 Md€. Cela ne permettrait pas de contrebalancer un effet de cycle dans le domaine de l'aéronautique et de la défense", souligne le directeur général de Safran. Autre raison : "nous pensions pouvoir bâtir des systèmes intégrés dit aéroports du futur, mixant détection d'explosifs, identification des passagers et sécurité, mais force est de constater que ces trois domaines restent très indépendants des uns des autres parce qu'ils sont gérés par des entités différentes : police aux frontières, compagnies aériennes, gestionnaires d'aéroports".

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