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Défense
NIAMER NIGER MQ-9A Block-5 : A peine livré, déjà engagé en appui des opérations de BARKHANE
NIAMER NIGER MQ-9A Block-5 : A peine livré, déjà engagé en appui des opérations de BARKHANE

| General Atomics Aeronautical Systems, Inc. 1071 mots

NIAMER NIGER MQ-9A Block-5 : A peine livré, déjà engagé en appui des opérations de BARKHANE

Après avoir reçu leur tout nouveau système d’aéronef piloté à distance (APAD) dans le courant de l’été, les forces françaises luttant contre les terroristes au Sahel n’ont pas mis très longtemps pour le mettre en action.

Le MQ-9A Block 5 Reaper français a effectué son premier vol opérationnel depuis sa base de Niamey au Niger pour une mission de soutien à une opération majeure contre des extrémistes armés à Gourma.

Grâce à ses capteurs améliorés, ce nouveau modèle de Reaper représente l’aboutissement de décennies d’expérience dans la construction de ces APAD par l’entreprise américaine General Atomics Aeronautical Systems, Inc. En outre, l’armée de l’air et de l’espace (AAE) française a désormais toute latitude d’exploiter ces aéronefs télépilotés (Remotely Piloted Aircraft ou RPA), en particulier pour des opérations de maintenance et de déploiement.

Le Reaper et des aéronefs similaires ont fait leurs preuves lors de diverses actions de combat telles que celles en appui des troupes françaises au Niger : détecter, observer, suivre voire bombarder les forces hostiles sur le terrain donne un avantage décisif aux combattants engagés au sol. C’est pour cette raison que la France a choisi le MQ-9 sur lequel elle effectue des mises à niveau tout en poursuivant ses opérations de lutte contre le terrorisme au Sahel.

Toutefois, ces missions sont encore loin d’exploiter au maximum les potentialités du MQ-9A Reaper ou d’autres aéronefs pilotés à distance. Ces aéronefs ont bien souvent fait leurs preuves au fil des ans, ce qui a incité les militaires de l’OTAN à investir dans un plus grand nombre de ces appareils. Les Pays-Bas achètent des MQ-9A Block-5 comme ceux qui sont mis en service par la France. L’Italie met à niveau son parc d’aéronef du Block-1 au Block-5 à l’instar de la France. La Royal Air Force britannique a choisi un modèle plus récent, le MQ-9B SkyGuardian, appelé PROTECTOR, en remplacement de leur flotte de MQ-9A Block-1. La Belgique a également l’intention d’acquérir le MQ-9B ainsi que de nombreux autres pays dans le monde comme l’ont déjà décidé l’Australie et les EAU.

C’est pourquoi GA-ASI en partenariat avec la RAF vont présenter les possibilités du MQ-9B en version maritime SeaGuardian lors d’une série de vols prévus pour cet été, à partir de la base de Waddington et de Lossiemouth pendant la démonstration maritime européenne qui se déroulera de mi-aout à fin Septembre.

Un MQ-9B appartenant à la société sera configuré pour des missions maritimes, incluant même un radar de recherche de surface maritime multimodal doté d’un mode d’imagerie radar à synthèse d’ouverture inverse ; d’un équipement ESM; d’une liaison de donnée tactique Link-16 ; de capacités anti-sous-marine ; et son capteur vidéo haute définition grand format équipé de caméras optiques et infrarouges.

Cette démonstration capitalisera sur les précédentes démonstrations réalisées par GA-ASI notamment le vol transatlantique d’un SkyGuardian MQ-9B en 2018, les démonstrations maritimes de Grèce en 2019 et les vols de validation qui ont eu lieu en 2020 autour des côtes du Japon. Plus tôt cette année, certaines de ces technologies ont également été présentées pour la première fois en soutien à un exercice majeur et complexe de la marine américaine intégrant des engins habités, des avions pilotés à distance et des engins sans pilote dans une variété de scénarios et sur de nombreuses plateformes. 

Lors de ces vols de démonstration, les observateurs seront à même de constater que les qualités intrinsèques rendent les aéronefs pilotés à distance indispensables notamment dans le cadre des opérations de surveillance maritimes.

La valeur d’un APAD réside dans sa capacité à rester en vol beaucoup plus longtemps que les avions dotés d’un équipage à bord. En volant par roulements, un escadron de MQ-9 peut observer une zone, rester en patrouille ou assumer d’autres tâches indéfiniment sous la forme d’une CAP (combat Air Patrol).

L’utilisation d’APAD en complément d’avions de patrouille maritime traditionnels permet d’augmenter le temps de surveillance à moindre cout sur les zones côtières et sur les larges espaces océanique : C’est clairement l’un des nouveaux domaines de croissance pour l’emploi des APAD, comme en feront la preuve les démonstrations de cet été.

Environ 80 pour cent du volume des échanges commerciaux mondiaux se font par voie maritime, selon les Nations Unies. Environ la moitié de la population mondiale vit à moins de 200 km d’un littoral. Les opérations maritimes et la sécurité ont toujours été essentielles pour la plupart des nations, mais jamais autant qu’aujourd’hui, et cela ne fera que s’intensifier dans les années à venir.

C’est pourquoi il semble primordial pour la marine, les garde-côtes, les transports, la sécurité et d’autres agences gouvernementales d’avoir une vision la plus complète possible de ce qui se passe, non seulement sur leurs propres côtes, mais aussi en mer. C’est donc ce que les APAD comme le SeaGuardian permettent d’obtenir en complément d’autres moyens dans le cadre d’un C4ISR global et cela pour une fraction du coût à l’heure de vol des modèles traditionnels pilotés à bord, et avec de nouvelles capacités notamment le temps réel et la persistance ce qu’aucun aéronef n’a jamais offert jusque-là.

Il existe de nombreux autres exemples d’emploi de ces APAD. Les aéronefs pilotés à distance, tels que le MQ-9B SeaGuardian, s’inscrivent dans de nombreux concepts militaires modernes d’« opérations multi-domaines » et de combat interarmées en appui de multiples unités à terre, en vol ou en mer leur permettant grâce à la persistance de la surveillance et leur capacité à connecter les différents acteurs entre eux de manières synchrones.

À titre d’exemple, cette année, un aéronef GA-ASI a désigné des cibles pour un navire de guerre de surface de la marine américaine lors d’un exercice au large de la côte ouest des États-Unis. Le MQ-9 dans une configuration maritime a également démontré qu’il pouvait aider dans la chasse aux sous-marins hostiles en larguant des bouées anti-sous-marines.

Basées au Royaume-Uni, les démonstrations de cet été se concentreront sur les perspectives majeures désormais offertes pour la surveillance de surface, ainsi que sur les capacités révolutionnaires d’un aéronef qui, sous la forme du Protector, peut s’intégrer dans l’espace aérien national comme tout autre avion conventionnel. Son système Detect and Avoid permet à l’appareil de surveiller et de manœuvrer en toute sécurité avec d’autres appareils non coopératifs, tout en maintenant son équipage en contact avec les contrôleurs du trafic aérien. Cela signifie que le Protector peut voler dans l’espace aérien civil non ségrégué.

Ces innovations sont quelques-uns des nombreux technologies désormais disponibles pour augmenter les capacités des MQ-9A Reaper qui contribuent non seulement à protéger les troupes françaises au cours de leurs missions au Sahel, mais qui sont également prêts à faire évoluer les applications militaires pour la France, l’OTAN et d’autres forces militaires dans le monde entier.

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desroses | 27/07/2021 17:33

ENFIN............

Oliv’ | 27/07/2021 21:54

Dommage que vous mettiez un block 1 en illustration !

Oliv’ | 27/07/2021 21:54

Dommage que vous mettiez un block 1 en illustration !

GALLIEN François | 27/07/2021 23:02

Pour ma seule information

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