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Défense
Missile MBDA ANL/Sea Venom : premier tir de qualif réussi
Missile MBDA ANL/Sea Venom : premier tir de qualif réussi
© MBDA

| La rédaction

Missile MBDA ANL/Sea Venom : premier tir de qualif réussi

MBDA a réussi, le 20 février dernier, le premier tir de qualification du missile anti-navire léger ANL/Sea Venom qui équipera les AW159 de la Royal Navy et les Airbus Guépard de la Marine nationale.

Missile MBDA tiré d'un Dauphin

Brexit ou pas Brexit, l'étroite coopération entre le Royaume-Uni et la France en matière de défense est amenée à se poursuivre et le futur missile anti-navires léger ANL/Sea Venom conçu et développé par MBDA en est une nouvelle preuve. MBDA vient d'ailleurs de réussir le premier tir de qualification du missile sur l'Ile du Levant au centre d'essais de missiles de la Direction générale de l'armement (DGA). "Le missile a été tiré depuis un hélicoptère Dauphin de DGA Essais en vol progressant à une altitude proche de la hauteur minimale nécessaire au lancement du missile, ce dernier atteignant sa vitesse de croisière alors qu’il effectuait un vol rasant (sea-skimming). Pendant la dernière phase du vol, l’opérateur a utilisé les images provenant de l’autodirecteur à infrarouge –transmises par la liaison de données- du missile pour ajuster le point d’accrochage sur la cible. Le missile a ensuite suivi le point désigné jusqu’à atteindre la cible avec une précision extrême", indique MBDA.

Au ras des vagues

Présenté comme le successeur de deux missiles historiquement concurrents sur les marchés mondiaux, le français AS15TT, entré en service en 1985 sur hélicoptère Panther, et le missile britannique Sea Skua équipant les hélicoptères Lynx depuis 1982, le missile Sea Venom / ANL s'appuie sur la navigation par inertie et guidage infrarouge par imagerie (IIR), créant ainsi une arme qui n’alerte pas ses cibles en émettant un signal radar. Un altimètre radar regarde vers le bas, afin que le missile reste au ras des vagues et qu’il soit plus difficile à détecter pour les radars défensifs. Le tir de qualification "a permis de tester le missile jusqu’aux limites de ses capacités", souligne MBDA qui précise : "il succède à deux autres tirs qui ont notamment démontré les capacités d’accrochage avant tir (Lock On Before Launch - LOBL) et d’accrochage après tir (Lock On After Launch – LOAL) de l’ANL/Sea Venom. Ces tirs avaient en outre permis de valider les capacités de vol rasant et d’autoguidage du missile qui utilisent les images transmises par son autodirecteur à imagerie infrarouge non refroidi".

Coopération franco-britannique

« L’ANL/Sea Venom est le premier programme de coopération franco-britannique à bénéficier pleinement de nos Centres d’Excellence créés à la suite d’un accord intergouvernemental ratifié en 2016 par les parlements des deux pays. MBDA met tout en œuvre pour le succès du programme ANL/Sea Venom. Pour nous, ce programme doit démontrer les bénéfices de l’étroite coopération entre le Royaume-Uni et la France en matière de défense afin d’améliorer les capacités souveraines de nos deux pays en matière d’armements tout en en réduisant les coûts. », a rappelé à l'occasion de ce tir de qualification Eric Béranger, président de MBDA. L'ANL/Sea Venom sera utilisé par la Royal Navy sur son AW159 Wildcat, en remplacement du Sea Skua, tandis que la Marine Nationale intégrera le missile à son futur Hélicoptère Interarmées Léger Guépard.

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