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L’Europe va évaluer la réutilisation avec le démonstrateur Themis
L’Europe va évaluer la réutilisation avec le démonstrateur Themis
© ArianeGroup

| Pierre-François Mouriaux

L’Europe va évaluer la réutilisation avec le démonstrateur Themis

Suite à la conférence ministérielle Space19+, l’ESA a confié à ArianeGroup le lancement de la première phase du développement du démonstrateur européen de premier étage de lanceur réutilisable Themis.

Un démonstrateur pour préparer les lanceurs du futur

Conformément à la décision prise lors de la Conférence ministérielle Space19+ de l’Agence spatiale européenne, qui s’est tenue fin novembre 2019 à Séville, en Espagne, un premier contrat de 33 M€ a été passé le 15 décembre entre l’ESA et ArianeGroup pour l’engagement de la phase initiale de développement du programme Themis.

Themis est le démonstrateur de premier étage de lanceur réutilisable, basé sur le futur moteur Prometheus à oxygène méthane liquides, développé par ArianeGroup pour l’ESA depuis juin 2017.

Il mesure 30 m de haut pour un diamètre de 3,5 m.

« Themis va permettre de faire progresser des technologies essentielles et de démontrer des capacités de réutilisation en Europe, considère Daniel Neuenschwander, directeur du transport spatial à l’ESA. Themis va créer des options supplémentaires permettant de baisser le coût de l’accès à l’espace et d’accroitre la flexibilité européenne en matière d’offres de services de lancement ».

 

Cinq étapes

La phase initiale de développement de Themis va englober la préparation des technologies du véhicule de vol, des essais de mise à feu statique dès l’année prochaine à Vernon, dans l’Eure, l’aménagement du segment sol au centre spatial d’Esrange près de Kiruna, en Suède, qui accueillera en 2023 des vols d’essais à faible altitude (hop tests), ainsi que toute modification du véhicule de vol.

Des vols d’essais suborbitaux sont prévus à partir de 2023 au Centre spatial guyanais.

Quant à la mission complète de l’étage, qui doit se terminer par un atterrissage sur une barge au large des côtes guyanaises, elle est programmée en 2025.

 

Dix-huit mois d’activité pour ArianeWorks

L’étude de concept de Themis a été menée en moins d’un an par ArianeWorks, la plateforme d’innovation commune entre ArianeGroup et le Cnes, qui fête actuellement ses dix-huit mois d’activité.

Un article complet sur les premiers résultats obtenus, accompagné d’une interview de Charlotte Bakouche, responsable du développement commercial des programmes du futur chez ArianeGroup et membre de l’équipe d’innovateurs d’ArianeWorks, sera publié demain dans le n°2715 d’Air & Cosmos.

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Ludovic | 18/12/2020 11:54

"L'Europe va évaluer la réutilisation..", "ARIANE WORKS, plateforme d'innovation..", "vols suborbitaux du démonstrateur en 2023..". C'est surréaliste !. SPACE X maîtrise cette technologie depuis 2015 et a déjà récupéré 69 fois son lanceur. Certains premiers étages de FALCON 9 ont déjà effectué 7 missions et ils en sont à 24 lancements en 2020, série en cours. Il faut être réaliste, l'Europe est larguée mais continue à se hâter avec lenteur.

patrico | 18/12/2020 21:07

Waouhhh Merci, vous me sortez le stylo de la main ! Que d effets de manche de cette Europe ! Que de réunions pour distribuer des missions a droite a l un ou la a un autre des pays, ou pour s s'atteler (?) aux énormes développements Spaciaux des 3 puissances ! Il fallait développer, créer avant ! S'appuyer sur les compétences existantes ici présente ! et les encourager en les finançant ! Alors comme chaque pays dont le notre n ont qu une raison dans leurs programmes " recherche de partenariat " et comme tous ces partenariats sont recroisés avec d autres pays extra Européen ce n est pas demain que l on va retrouver notre avance Spaciale des années Diamant ! Alors . Mais cela ce vérifie avec les drones figthers MALE unmanned multimissions, sans parler des swarms...qui sont tres nombreux en roll out/ in.

charles Falcon | 22/12/2020 01:06

De quelle avance parlez vous? Elle n'a jamais existé. A l'époque de Diamant les usa faisaient voler les capsules Mercury puis Gemini! L'Europe est certes en retard mais celui-ci concernant l'espace "utile", on ne parle pas de la course à la Lune, se limite à quelques années, ce qui n'est pas insurmontable. Pour les grands projets de toutes les façons, ne rêvons pas, il faut une volonté politique de puissance qui n'existe pas en Europe, à supposer que cette volonté de puissance ait un intérêt. L'objectif est d'être assez crédible pour être reconnu comme un partenaire sérieux par les usa, c'est exactement comme pour la défense.

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