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Défense
Les Chinook de Barkhane : un atout qui fait réfléchir Paris
Les Chinook de Barkhane : un atout qui fait réfléchir Paris
© Jean-Marc Tanguy

| Jean-Marc Tanguy

Les Chinook de Barkhane : un atout qui fait réfléchir Paris

Depuis le mois de juillet 2018, la Royal Air Force apporte à l'opération Barkhane trois Chinook qui permettent de projeter une section entière.

L'atout maître de Barkhane

C’est le trio de Britanniques qui fait rêver les taskeurs et les aviateurs Français : la Royal Air Force apporte depuis le mois de juillet 2018 trois hélicoptères lourds Chinook qui permettent de projeter une section entière. Pour les périodes de relèves comme pour les opérations aéromobiles. L’atout-maître de Barkhane. 94 Britanniques, dont six femmes (parmi lesquelles deux mécaniciennes navigantes) assurent la continuité du service, de jour comme de nuit. Ils proviennent de 23 unités différentes : c’est le 18 Sqn, une des trois unités navigantes, qui assure le leadership de ce mandat. Le chef de détachement, un OF-4 (wing commander ou lieutenant-colonel en France/ndlr) de la Royal Air Force est particulièrement expérimenté : Ulster, Irak, Afghanistan, Kenya. Il possède une solide culture expéditionnaire. « Comme les Français » constate-t-il. 

Royal Air Force à Gao

Le courant passe manifestement bien entre les deux pays à Gao, et les bilans sont là pour le confirmer : 1 870 heures de vol ont été accumulées, 12 207 passagers transportés, avec 987 tonnes de fret, soit 585 missions. Le volume mensuel s’établit à 94 heures en moyenne. « Nos mécaniciens sont des magiciens", assure le chef de détachement, "particulièrement celui qui suit les pales de rotors, dont les bords d’attaque souffrent. Les cellules aussi, avec des projections de cailloux, mais pas autant que les pales ». Comme tout hélicoptère, le Boeing Chinook déguste dans le sable, les éléments, mais sa disponibilité est «très élevée », assure notre hôte, sans dévoiler de chiffre précis. Au point que les no-fly days sont relativement rares, même si c’était le cas le jour de notre visite.
 

Ravitailler jusqu'à cinq Tigre

C’est Gossi, la base avancée à l’ouest de Gao, qui a bénéficié du plus grand support : plus de 200 sorties à elle tout seule. C’est d’ailleurs en Chinook que le général Thierry Burkhard, le chef d’état-major de l’armée de terre, s’est rendu sur place, le 27 décembre dernier. « Le Mali est si grand, les distances sont si incroyables que le Chinook est bien adapté, avec son autonomie qui nous permet même de ravitailler, au sol, jusqu’à cinq Tigre », assure l’aviateur britannique. « Nous avons appris à travailler ensemble sur des exercices en France, comme Baccarat, Royal Blackhawk, mais c’est en opérations, ici à Gao, que nous avançons le plus avec le groupement tactique désert aérocombat (GTD-A), dans lequel nous volons » conclut-il.

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X Noury | 04/03/2020 10:53

Article certes intéressant sur la coopération franco-britannique au Sahel et sur les qualités du Chinook et de ceux qui le mettent en œuvre en soutien de l'opération Barkhane. Mais le titre est trompeur et laisse le lecteur orphelin, car il n'est nulle part développé en quoi cet "atout" (le Chinook) ferait "réfléchir Paris". Le titre est finalement une affirmation complètement gratuite, dépourvue du moindre élément pouvant l'étayer, ce qui est fâcheux.

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