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Les Dossiers d'Air&Cosmos
Le retour du dragon

| YGB

Le retour du dragon

Le 25 octobre 2018 , Xi Jinping, dans son allocution annuelle au commandement naval sud en charge de La mer de Chine et de Taïwan, déclarait : « préparez- vous au combat. » dix Jours plus tard, l’ouverture du salon international de Zhuhai démontrait que cette posture martiale était accompagnée d’un effort industriel et scientifique inédit dans l’histoire militaire chinoise.

Etendre la sphère d’influence de Pékin, et ce bien au-delà du continent asiatique.

Une posture qui se donne non seulement les moyens de tenir en échec les technologies occidentales, mais surtout de leur mener une guerre commerciale sans précédent afin d’étendre la sphère d’influence de Pékin, et ce bien au-delà du continent asiatique.

DRONES.

Avec un cluster de 350 industriels concentrés autour du delta de la rivière des Perles, au nord de Hong Kong et Macao, les drones étaient les grandes vedettes du salon. Et ce d’autant plus que le marché accessible pour Pékin,qui était déjà de 3 Md€ l’année dernière, devrait tripler en 2020, puis à nouveau en 2025 en raison de l’explosion de la demande en drones Male de surveillance armés. Désormais troisième exportateur de drones militaires avec plus de dix-sept pays acquéreurs dans le monde,Pékin cherche à profiter du contexte de sécurisation des flux commerciaux lié au projet Nouvelle Route de la soie, à la lutte contre le terrorisme, mais aussi des guerres impopulaires en Occident, pour s’implanter sur les marchés qui sont dans l’incapacité d’obtenir des plateformes américaines ou israéliennes.Cette politique d’exportation dopée par l’arrivée il y a cinq ans du secteur privé chinois n’est pas exempte d’arrière-pensées. L’exportation de ces drones est non seulement un outil d’influence considérable, mais aussi de dépendance pour stimuler le chiffre d’affaires d’autres secteurs de la base industrielle et technologique de défense (BITD) chinoise, comme les armements terrestres, les missiles, l’ISR ou la maintenance.

Une BITD qui s’avère particulièrement innovante, comme l’illustre le drone terrestre 8×8 aux essieux articulés, le Dragon&Horse 2, dédié au franchissement des obstacles pouvant aller jusqu’à 1,20 m de haut, ou des pentes de 35 degrés.Au niveau naval, après la présentation en 2016 de l’USV d’interception à très haute vitesse HSIB de Poly- tech, YunzhouTech a exposé un nouveau drone de surface furtif armé, le Liaowanghze 2, très proche du Protector israélien avec ses 7,5 m de long et sa vitesse de pointe de 45 nœuds. Il est doté d’une mitrailleuse de 12,7 mm et de quatre missiles à guidage laser pour la protection littorale.  

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AVIONS DE COMBAT.

Les démonstrations aériennes du chasseur furtif chinois J-20 lors du salon ont prouvé que son design avait fait l’objet de nouvelles modifications pour le rendre en- core plus furtif. La fluidité des lignes de séparation entre les volumes comme la nature du nouveau revêtement absorbant démontrent que les profils des avions furtifs américains font l’objet d’un travail permanent de reverse engineering par les ingénieurs du bureau d’études de Chengdu. 

Lors de ses démonstrations aériennes, sa soute à armements ouverte pour l’occasion, a dévoilé qu’il emportait désormais les nouveaux missiles PL-15 à autodirecteur AESA, qui seraient selon leurs caractéristiques analogues à l’AIM-120D américain. De part et d’autre de son fuselage, le J-20 présente deux missiles PL-10 de courte portée pour gagner en réactivité face à l’imminence d’un dog fight en évitant de recourir aux armements situés dans la soute. Il s’agit aussi de permettre au J-20 de neutraliser dès le premier jour d’une offensive les plateformes ISR et de com- mandement adverses grâce à son IRST et à ces missiles à guidage infrarouge, sans recourir ni à son radar de conduite de tir ni aux autodirecteurs électromagnétiques de ses missiles de longue portée. Et ce afin de rester totalement invisible du dispositif de détection américain. Mais ce sont les innovations présentées sur le chasseur bombardier J-10B qui pourraient permettre au J-20 de franchir un palier décisif. Le J-10B a en effet volé avec un moteur de conception locale, leWS-10B3, doté de la poussée vectorielle que les Chinois, contrairement aux Indiens, ne sont jamais parvenus à obtenir des Russes.

LeWS-10B3 semble partager plusieurs caractéristiques avec le moteur du Su-35, l’AL- 41F1S.Une adaptation de ce moteur au J-20 qui vole actuellement avec l’AL-31 russe pourrait lui permettre de réduire encore davantage sa SER en supprimant définitivement ses déflecteurs.

A noter enfin la présentation de la version export de l’hélicoptère de combat gunship Z-10 ME doté d’un blindage en graphène et d’un dispositif de réduction de sa signature thermique au niveau de ses turbines. Mais les aéronefs n’étaient pas les seuls centres d’intérêt de ce salon. Les radars aéroportés constituaient l’autre grande nouveauté.

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Elyo | 22/03/2020 14:42

C'est un article impressionnant à relativiser malgré tout puisque le budget de la Chine est de 200 M us$, celui des USA de plus de 700 Milliards et d'environ 300 milliards celui de l' Europe

Philippe | 23/03/2020 11:04

Bonjour, l'article est incomplet: manque la page 15 et peut-être la (les) suivante(s). Est-ce normal ? Merci.

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