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Défense
Le plan de vol de l'Armée de l'air
Le plan de vol de l'Armée de l'air
© Armée de l'Air / Ministère des Armées

| BOQUET Justine

Le plan de vol de l'Armée de l'air

La base aérienne 105 d'Evreux a accueilli mercredi 4 décembre les auditeurs de l'IHEDN dans le cadre d'une journée de démonstrations des moyens de l'armée de l'air. Cette journée s'est ouverte par un discours de Général Taprest, major général de l'Armée de l'Air.

Des démonstrations dynamiques ont eu lieu l'après-midi, afin de présenter les moyens des armées en action. 

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2019_ASAP_181_E_001_004.jpg © Armée de l'air / Ministère des Armées
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Le Major Général de l'Armée de l'Air, le Général Taprest, a ouvert la journée du 4 décembre, destinée aux auditeurs de l'IHEDN et de l'Ecole de Guerre. Une journée consacrée à la présentation des moyens de l'armée de l'air. Avant de pouvoir découvrir l'exposition statique, où l'on retrouvait le Rafale, le Mirage 2000, l'A400M, l'A330 MRTT, le Caracal, le C160, les systèmes Crotale et SAMP, le Fennec, le PC-21 ou encore le Casa, le Général Taprest est revenu sur la stratégie « Plan de vol » de l'armée de l'air. Celle-ci vise à « maintenir une armée de l'air puissante, garantir la supériorité aérienne, conserver un temps d'avance et cultiver la force morale des aviateurs », rappelle-t-il.

Ainsi, l'ensemble des moyens de l'Armée de l'Air doivent être mis à profit de trois objectifs majeurs. Le premier est de faire de l'Armée de l'Air un « outil stratégique et politiques pour les missions à haute valeur ajoutée réalisées pour la nation », explique le Major Général. Que cela soit pour la dissuasion nucléaire, les missions de sûreté aérienne, la projection de puissance, la protection des forces ou les missions de renseignements, les armées françaises sont sollicitées dans de nombreux domaines. Et l'armée de l'air n'est pas en reste. « La dissuasion nucléaire aéroportée est pertinente dans le contexte stratégique actuel », a déclaré le Général Taprest, rappelant ainsi l'environnement de menaces auquel la France doit faire face. Et ce avant de mettre en avant l'importance également pour l'Armée de l'air de pouvoir mener des opérations extérieures et de conserver sa supériorité aérienne. « La projection de puissance est une autre mission à haute valeur ajoutée. Il s’agit de la capacité à frapper loin de la métropole. Elle offre aux autorités politiques la possibilité d’envoyer un signal fort, partout dans le monde, très rapidement et à moindre coût. Les qualités remarquables d’allonge, de réactivité ou de réversibilité de notre aviation de combat ont ainsi permis au Président de la République d’asseoir immédiatement la position de la France lors de crises internationales récentes ». Une référence faite ainsi aux opérations en Libye, au Sahel et au Levant. 

 

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2019_ASAP_181_E_001_007.jpg © Armée de l'air / Ministère des Armées
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Cependant si la France doit disposer de moyens de dissuasion, de réaction et d'intervention, elle doit également pouvoir se mobiliser afin de « déployer rapidement un dispositif militaire partout dans le monde », comme cela a été fait dans le cadre de l'ouragan Irma. Une mission à laquelle contribue également l'Armée de l'Air et pour laquelle elle s'entraîne régulièrement (voir Air&Cosmos n°2665, consacrant un dossier à l'exercice Marara). 

Des missions faisant donc de l'Armée de l'Air un « outil de combat performant engagé sur le territoire national et lors des opérations extérieures », a déclaré le Général Taprest, en référence au FAS (forces aériennes stratégiques), aux opérations de police du ciel mais également aux trois bases aériennes projetées. 

 

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2019_ASAP_181_E_001_016.jpg © Armée de l'air / Ministère des Armées
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Cependant pour pouvoir conduire l'ensemble de ces missions, il est nécessaire de donner aux armées les moyens nécessaires. Dans ce sens, le MGAA a salué la LPM et la remontée en puissance de l'Armée de l'Air, une « modernisation pour rester au rendez-vous de toutes ces opérations », a-t-il déclaré. L'arrivée du 16è A400M, annoncée pour la journée du 4 décembre, la rénovation du Mirage 2000-D, le lancement du SCAF, les nouveaux standards Rafale, l'arrivée du KC-130J, sont autant de sujets venant démontrer le chantier de modernisation entreprit par l'Armée de l'Air. « Mais si l’Armée de l’air s’inscrit actuellement dans cette dynamique de modernisation qui nous permet aujourd’hui d’être optimistes, elle n’en doit pas moins relever plusieurs défis majeurs », a ajouté le Général Taprest. Parmi ceux-là, il a notamment insisté sur celui du recrutement et de la fidélisation des talents. Les départs des militaires vers le secteur privé ne sont pas nouveaux mais posent un véritable problème aux armées sur le plan de la formation des nouveaux entrants mais également de la mise en œuvre des matériels. Le MGAA a alors pris l'exemple de l'A400M. 25 appareils devraient être livrés d'ici 2025, avant de disposer d'une flotte de 35 aéronefs en 2028. Or « si nous ne disposons pas d'effectifs supplémentaires nous ne pourrons pas mettre en œuvre ces 10 A400M ». Un constat que l'on retrouve également pour l'A330, où les équipages ne sont pas assez nombreux pour pouvoir opérer, à terme, la flotte. 

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bordet | 05/12/2019 15:04

Pourquoi pas un mot de l'Espace puisque L'Armée de l' Air va prochainement s'appeler Armée de l'Air et de l'Espace ?

Ping | 06/12/2019 14:11

J'allais précisément poser la question ! Je plussoie donc...

Daoussa | 06/12/2019 14:56

J’ai l’ambition de vouloir étudié et je veux faire l’armée de l’air en tant que pilote de l’air

Guidemann | 06/12/2019 19:44

Très intéressant, mais comme toujours ce que feu le Général Jeannou Lacaze disait l'argent est aussi le nerf de la guerre

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