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Espace
La sonde BepiColombo au plus près de la Terre
La sonde BepiColombo au plus près de la Terre
© ESA / JAXA

| Pierre-François Mouriaux

La sonde BepiColombo au plus près de la Terre

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Le 10 avril, la sonde européano-japonaise est repassée à proximité de la Terre pour incurver sa trajectoire vers la planète Mercure et accélérer sa vitesse.

Rase-motte planétaire

Lancée en octobre 2018 par une Ariane 5 mise en œuvre depuis le Centre spatial guyanais, la sonde BepiColombo des agences spatiales européenne (ESA) et japonaise (Jaxa) est repassée ce matin à proximité de la Terre, à 6 h 25 (heure de Paris).

Le survol, à 12 693 km d’altitude seulement, a permis deux modifications cruciales de son plan de vol : augmenter sa vitesse de 4 km/s et incurver sa trajectoire, afin qu’elle pointe désormais vers la planète Vénus.

La sonde survolera à deux reprises l’étoile du berger à partir du mois d’octobre, avant de filer vers Mercure.

L’approche de notre planète a également été l’occasion de tester et de calibrer 8 des 11 instruments scientifiques présents à bord de la sonde.

 

Le buzz a démarré

Equipée de deux caméras GoPro, BepiColombo devait réaliser, durant les 24 heures qui englobent sa manœuvre gravitationnelle, quelques 300 images noir & blanc du système Terre-Lune et de notre planète.

L’image présentée ici, réalisée à 5 h 33 (heure de Paris) à une distance d’environ 19 000 km, fait d’ores et déjà le buzz sur les réseaux sociaux.

La sonde elle-même a pu être aperçue dans le ciel par des observateurs à travers l’Europe, avant de plonger dans l’ombre de la Terre, et donc de connaître une période d’éclipse entre 7 h 01 et 7 h 35, heure de Paris.

Pour savoir où BepiColombo se trouve à tout moment, rendez-vous sur https://bepicolombo.esac.esa.int/itl-viewer/where/

 

Une Française aux commandes

Pilotée par un logiciel chargé à bord de la sonde depuis le 2 avril, l’opération devait impérativement s’effectuer ce matin, malgré la réduction de personnel actuellement en vigueur au centre de contrôle de mission de l’ESA (Esoc) à Darmstadt, en Allemagne, dans le cadre des mesures prises pour endiguer la pandémie du Covid-19.

L’équipe des contrôleurs en charge du suivi de la sonde BepiColombo (une trentaine de personnes au total, dont la plupart en télétravail depuis le 16 mars) est placée depuis 2007 sous la responsabilité d’une ingénieur française, Elsa Montagnon.

 

Retrouvez un article sur les coulisses de la manœuvre dans le n°2683 d’Air & Cosmos paru ce jour (disponible sur abonnement ou sur notre kiosque numérique).

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BiLKiNiS | 10/04/2020 11:29

Il me semble que pour aller vers l’intérieur du système solaire (par rapport à la terre) il faut ralentir la vitesse et non pas l'augmenter comme indiqué dans l'article

Eric DEWULF | 04/05/2020 12:43

Très intéressant.

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