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J-1 pour la sonde émirienne Al-Amal
J-1 pour la sonde émirienne Al-Amal
© MBRSC

| Pierre-François Mouriaux

J-1 pour la sonde émirienne Al-Amal

La première sonde interplanétaire construite par un pays arabe doit prochainement s’envoler à destination de la planète rouge, en attendant les missions Tianwen 1 et Mars 2020, menées par la Chine et les Etats-Unis.

[Point au 20 juillet : lancement réussi le 19 juillet, comme prévu]

[Point au 17 juillet : nouvelle date de lancement annoncée : dimanche 19 juillet à 23h58, heure de Paris]

[Alerte info du 15 juillet : nouveau report météo. Pas de lancement le 16 juillet. Nouvelle date de lancement attendue]

[Mise à jour du 14 juillet : report du lancement de deux jours, suite aux mauvaises conditions météo régnant au sud du Japon]

 

Lanceur japonais

Le lancement de la sonde Al-Amal (Espoir, en arabe), également appelée Hope ou Emirates Mars Mission, est prévu le 19 juillet à 23 h 58 heure de Paris (le lendemain à 1 h 58, heure des Emirats Arabes Unis).

Il sera confié à un lanceur H2A, construit par Mitsubishi Heavy Industries pour l’Agence spatiale japonaise (Jaxa) et mis en œuvre depuis la base de Tanegashima, sur la petite île du même nom de l’archipel Osumi, au sud du Japon.

La mission marquera la première mission interplanétaire entreprise par un pays arabe, la sonde embarquée ayant été construite par le Centre spatial Mohammed bin Rashid (MBRSC), en partenariat avec le Laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l'Université du Colorado à Boulder, l'Université d’Etat de l’Arizona à Tempe et l'Université de Californie à Berkeley.

Direction : la planète Mars, à 493,5 millions de km de la Terre.

Le décollage sera retransmis en direct sur Internet sur www.emiratesmarsmission.ae/live/

 

Autour de Mars pour les 50 ans des Emirats

Le voyage vers la planète Mars doit durer sept mois.

C’est donc en février 2021 (pour célébrer les cinquante ans de la formation des Emirats Arabes Unis, le 2 décembre 1971) qu’Al-Almal sera placée sur orbite.

Equipée d’une caméra multibande à haute résolution, d’un spectromètre infrarouge et d’un spectromètre urltraviolet, la sonde de 1 350 kg au décollage doit étudier l’atmosphère martienne, au moins pour une durée de deux ans.

 

A suivre

Deux autres lancements vers la planète rouge doivent également intervenir d’ici la fin du mois.

L’ambitieuse mission chinoise Tianwen 1 tout d’abord, le 23 juillet, qui embarque un orbiteur et un robot mobile.

Ils seront confiés à un lanceur lourd Longue Marche 5 mis en œuvre depuis la base de Wenchang, sur l’île de Hainan, à l’extrême sud du pays.

Puis devrait intervenir le lancement de la très attendue mission Mars 2020 de la Nasa, avec son imposant robot mobile Perseverance (équipé de l’instrument français SuperCam) et le petit drone Ingenuity.

Initialement prévu le 17 juillet, le décollage a été reporté à plusieurs reprises pour des raisons techniques.

Il est désormais fixé au 30 juillet depuis la base de Cape Canaveral, en Floride, à l’aide d’un lanceur Atlas 5 d’United Launch Alliance.

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