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Défense
Israël sous la menace des drones
Israël sous la menace des drones

| Bastien Carris 299 mots

Israël sous la menace des drones

Tsahal, malgré une expertise indéniable sur les drones, se retrouve vulnérable faute d'investissements conséquents

Faible protection contre les drones 

Nation pionnière dans l’usage des drones et des technologies militaires associées, Israël se trouverait néanmoins très vulnérable face à ces engins défiant les défenses aériennes actuelles. Dans un rapport récemment rendu public, le contrôleur Matanyahu Englman expliquait que seulement 22 % des soldats de Tsahal pouvaient disposer d’une protection efficace contre les drones lors des opérations militaires. Des chiffres anxiogènes indiquent que plus de 30 000 drones civils opèrent sur le territoire hébreu avec plus de 90 000 vols sur la région de Tel-Aviv au cours de l’année précédente. La grande majorité d'entre-eux ne sont pas enregistrés et l'État se retrouve incapable de les contrôler.

Guerre des services 

Pour expliquer ces vulnérabilités, le rapport pointe plusieurs éléments à charge. Premièrement, sur les 150 millions de dollars alloués annuellement à la lutte anti-drone, seulement 87 millions ont été utilisés par les différents services. Deuxièmement, malgré une fine connaissance des drones et de leurs potentiels, les industriels n’ont décidé que tardivement de s'intéresser aux moyens de lutte contre ceux-ci. Ainsi, les Etats-Unis possèdent plus de connaissances dans ce domaine qu’Israël, pourtant plus exposé à cette menace. Enfin, les différents services de sécurité (Shin Bet, FDI), Tsahal et la direction de l’aviation civile se rejettent mutuellement la responsabilité, refusant le développement de mécanismes de coopération conjoints.

Déménagement 

Dans le même rapport, d’autres facteurs de désorganisation des services sont également pointés. Décidé depuis plusieurs années, le mouvement des forces de renseignements et de logistique de Tsahal de la plaine de Tel-Aviv vers la région de Beersheba a provoqué d’importants remous. Selon les chiffres, 93 % des soldats affectés dans le Sud n’y vivent pas, désorganisant ainsi les opérations de renseignement. De plus, beaucoup d’officiers supérieurs aux compétences recherchées s’exilent dans le secteur privé, de peur de devoir aller dans le Sud.

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