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Défense
Israël échappe de justesse à un accident nucléaire
Israël échappe de justesse à un accident nucléaire

| Baptiste Guillou

Israël échappe de justesse à un accident nucléaire

Le tir d'un missile syrien a démontré les lacunes des forces israéliennes dans la défense aérienne de leur territoire. Une enquête est actuellement en cours pour déterminer pourquoi un missile obsolète remontant aux années 70 a failli atteindre l'un des sites nucléaires les mieux protégés au monde. S'agirait-il d'une réponse de Téhéran après le sabotage par Tsahal de l'usine nucléaire de Natanz ?

Le S-200 encore en course 

Le jeudi 22 avril, un missile S-200 de la Syrian Arab Air Defense Force a parcouru plus de 200 kilomètres à travers le territoire Israélien. Le missile, qualifié « d’errant » par les autorités israéliennes s’est écrasé près de Dimona, dans le Néguev. Or, Dimona est un site nucléaire qui produit le plutonium destiné aux armes nucléaires israéliennes. En réponse à ce missile, Tsahal aurait lancé une nouvelle frappe aérienne et détruit la batterie sol-air d'où le missile a été tiré. Selon SANA, quatre soldats syriens auraient été blessés. Alors que Damas affirme que ce missile a été involontairement perdu par les opérateurs syriens, certains responsables de l’Etat Hébreu accusent l’Iran d'être derrière cette action en réaction au sabotage de la centrale nucléaire de Natanz, le 11 avril dernier.

A la recherche de l'Iron Dome 

L'accrochage Israélo-syrien aurait commencé par l’attaque de Tsahal sur les entrepôts militaires de Dumeir, dans la banlieue de Damas. L’armée syrienne a alors riposté en envoyant plusieurs salves de missiles sol-air. Tsahal a d'abord déclaré que ce missile avait été intercepté en vol avant de revenir sur ses affirmations et d’expliquer que ce missile s’était tout simplement écrasé par manque de carburant. Pour autant, Tsahal maintient en permanence une batterie « Iron Dome » réputée infaillible pour protéger la centrale nucléaire. Une enquête officielle est en cours pour déterminer les échecs et responsabilités de cet incident de sécurité, le plus grave depuis plusieurs années, et qui démontre que les bulles d'interdiction israéliennes, tout comme leurs homologues américaines en Arabie Saoudite ne sont guère inviolables. D'autant qu' il ne s'agit pas ici d'une attaque de drones pour lequel ce système n'aurait pas été conçu à l'origine. Lors de cet incident, les sirènes d’alerte ont retenti dans la ville voisine d'Abu Krinat, provoquant une panique générale.

Barak-ER à 150 km 

Cet incident intervient au moment où le concepteur de l'Iron Dome, IAI (Israel Aerospace Industries), a dévoilé le Barak-ER, dernier né de sa gamme de missiles antiaérien et antimissile. Pouvant être intégré sur des plateformes terrestres et maritimes, il offrirait une portée de 150 kilomètres couplé au radar 3D EL-2084 MMR (Multi-Mission Radar). Système avancé, son dernier test lui a permis d’intercepter une cible balistique d’assaut à distance de sécurité. La famille Barak est aujourd’hui en service dans les forces israéliennes, indiennes et azéries notamment.

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Henri Zeganadin | 23/04/2021 14:52

Je ne comprends pas l’intrusion de ce missile mais cela permet aux israéliens de corriger la defense

Merzoug Bensaloua mohamed | 24/04/2021 14:33

Israël a le droit d'avoir une usine à atomique et les autres pays non c'est çà ONU

Colombey-les-Deux-Mosquées الله عظيم | 24/04/2021 14:57

La fiche technique des matériels c'est pas une science exact , les houthis ont bien abattu avec des manpads soviet plusieurs appareils saoudiens avec des nacelles de brouillage.. Alors que sur le papier tu es censé être "invincible".

Eltrovar | 29/04/2021 16:15

L'on parle donc d'un d’un missile « S-200 (SA-5) sol-air errant. Il est tout de même humiliant pour Israël d’affirmer qu’un missile sol-air datant de 1967 ait réussi à se faufiler en évitant tous ses missiles d’interception récemment mis à niveau. Il est inhabituel en outre qu’Israël ne fournisse pas de preuve qu’un missile a été lancé contre l’un de ses sites les plus sensibles. Si par contre c'est une narrative officielle qui cache une autre réalité pour Tsahal, pourquoi cette dernière préfèrerait-elle prendre ses pertes sur le premier message ? D'autres sources de la région parlent de missile Fateh 110, sol-sol, de technologie iranienne, datant de 2012, que la Syrie fabrique sous le nom de M-600, avec, a une précision de 10 mètres. Ce qui voudrait dire qu'il est tombé exactement là où l'on voulait qu'il tombe. Ce n'est plus un missile errant, mais un message de menace : Dimona est devenue une cible facile. Bien compris visiblement. Finalement, la version S200 est beaucoup plus tranquillisante pour les esprits, on va donc la retenir.... ;)

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