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Inmarsat ressuscite Europasat avec Arabsat
Inmarsat ressuscite Europasat avec Arabsat
© TAS

| Stefan Barensky 457 mots

Inmarsat ressuscite Europasat avec Arabsat

L'opérateur de télécommunications mobiles par satellites Inmarsat s'est associé avec l'opérateur panarabe Arabsat pour relancer son projet de satellite pour les liaisons mobiles à haut débit Europasat, mis en sommeil depuis cinq ans.

 

Inmarsat et Arabsat ont passé commande à Thales Alenia Space (TAS) d'un satellite de forte puissance doté d'une charge utile tribande, qu'ils exploiteront conjointement depuis la position orbitale géostationnaire à 39° Est, à la verticale du Kenya.

 

Construit à Cannes et lancé fin 2016, ce satellite de 5 900 kg au affichant 12,3 kW de puissance en fin de vie sera basé sur la plateforme Spacebus 4000C4. Il comportera une charge utile à trois faisceaux en bande S ainsi que 44 répéteurs en bande Ku et un en bande Ka.

 

Il incorporera les nouvelles technologies de routage par processeur numérique transparent (DTP), pour diriger les signaux vers les différents faisceaux quelle que soit leur largeur de bande et en leur allouant de la puissance de manière dynamique.

 

TAS avait déjà commencé à travailler pour Inmarsat sur un satellite Europasat de 5 700 kg et 8,5 kW basé sur une plateforme Spacebus 4000C3 dotée d'un réflecteur de 12 m de diamètre dans le cadre d'une ATP (Authorization to proceed) émise en août 2008. Le contrat ne s'était pas concrétisé à la fin des études préliminaires de définition faute d'un marché identifié suffisant pour la mission de téléphonie mobile alors envisagée.

 

Le contrat annoncé le 5 juin porte sur un satellite entièrement repensé, avec une mission plus axée sur la connectivité, mais dans la continuité des travaux menés par TAS avec Inmarsat depuis 2006.

 

La charge utile en bande S, commercialisée par Inmarsat sous l'appellation « Inmarsat S - Europasat », assurera une couverture des 28 pays membres de l'Union Européenne pour des services mobiles améliorés, notamment pour la connectivité aéronautique - en complément des Inmarsat 5/Global Express pour la couverture océanique - et les services de protection civile, via un système hybride panachant services satellitaires et infrastructure complémentaire au sol.

 

La charge utile en bande Ku, pour sa part, sera exploitée par l'opérateur gréco-chypriote Hellas-sat, filiale d'Arabsat, sous le nom de « Hellas-Sat 3 » afin de fournir des services de télévision directe et des télécommunications fixes sur l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Sud.

 

Le répéteur en bande Ka sera partagé entre les deux missions.

 

En combinant leurs missions dans un seul satellite d'environ 200 M$, les deux opérateurs auraient réduit de près de moitié leur investissement respectif.

 

Il s'agit du quatrième contrat signé par TAS pour un satellite Spacebus depuis le début de l'année, après Yamal 601 et le doublé Koreasat 7 et 5A. Le constructeur européen fait donc jeu égal avec le numéro un du marché SSL (quatre satellites signés en 2014), devant Airbus Defence & Space, Mitsubishi Electric et Orbital Sciences (un satellite chacun).

 

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