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Défense
Honeywell joue ... et perd
Honeywell joue ... et perd

| Marek Kaminski 240 mots

Honeywell joue ... et perd

La société américaine a conclu un accord avec le Département d’Etat américain, suite à des dizaines de violations des règles d’Export Control et ITAR. La compagnie devra payer 13 millions de dollars

Violation ITAR

Honeywell International se serait livré à des exportations de données techniques. Le contentieux porte sur 71 "blue print" envoyés au Canada, au Mexique, à l’Irlande, à la Chine et à Taïwan, en violation des règles américaines ITAR (réglementation américaine sur le trafic d’armes international) et relatives à l’Export Control . En plus de l’amende, Honeywell devra se soumettre à un audit externe de son programme de conformité, et revoir ledit programme.

Fuites Stratégiques

Les communiqués publiés indiquent que les documents comprenaient des informations sur les composants et les équipements réalisés pour différents avions, moteurs à turbine à gaz, ainsi que des systèmes électroniques militaires. Sur les 71 pièces à charge, 51 auraient été envoyés en Chine, qui aurait réussi par ce biais à obtenir ces sept dernières années des informations techniques relatives au bombardier B-1B, ainsi qu'aux chasseurs F-22 et F-35. Seraient également concernés des sous-systèmes du F/A-18, et des moteurs F135, le F414, et CTS800.

Faute avouée à moitié pardonnée ?

Conformément à une pratique assez répandue, par exemple dans le secteur financier, c’est Honeywell elle-même qui a informé le département d’Etat en 2016 des violations commises en interne, puis de nouveau en 2018, quand de nouveaux manquements ont été mis à jour. Ce qui aurait permis de minimiser l'amende à 13 millions de dollars. Si l’entreprise américaine affirme ne pas avoir « nui à la sécurité nationale », tel n’est pas le point de vue du département d’Etat.

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