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Feu vert pour les premiers travaux du télescope spatial européen Ariel
Feu vert pour les premiers travaux du télescope spatial européen Ariel
© ESA

| Pierre-François Mouriaux 332 mots

Feu vert pour les premiers travaux du télescope spatial européen Ariel

La future mission européenne dédiée aux exoplanètes est passée de la phase d’études à la phase de mise en œuvre. Les offres des industriels pour la construction du satellite sont désormais attendues.

Comprendre la formation des systèmes solaires

Ariel (Atmospheric Remote-sensing Infrared Exoplanet Large-survey – Étude systématique de l'atmosphère des exoplanètes par télédétection dans l'infrarouge) est un projet de télescope spatial européen observant en lumière visible et dans l'infrarouge.

Placé au point de Lagrange L2 du système Terre-Soleil, il doit sonder durant quatre ans l'atmosphère de 500 à 1 000 exoplanètes tournant autour d'étoiles proches de notre Soleil, d'une taille comprise entre celle de Neptune et celle des super-Terres.

Les études se concentreront sur les exoplanètes « chaudes » (températures supérieures à 400 K, 120°C) dotées d’une atmosphère dynamique et bien mélangée.

La détermination de leur composition chimique et des conditions physiques qui y règnent permettra de mieux comprendre le processus de formation des systèmes solaires.

 

Lancement en 2028-2029

Sélectionnée en 2018 dans le cadre de son programme Cosmic Vision (Vision cosmique) de l’Agence spatiale européenne, la mission Ariel a été définitivement adoptée le 12 novembre lors de la réunion du Comité du programme scientifique, clôturant la phase d’étude et ouvrant la voie à la réalisation des premiers travaux.

L’industrie est désormais invitée à déposer des offres pour fournir tous les équipements et systèmes d’Ariel.

La sélection du maître d'œuvre, qui sera chargé de construire le satellite, aura lieu aux environs de l’été prochain.

L’envoi d’Ariel est prévu en 2028 ou 2029 à l’aide d’un lanceur Ariane 62 mis en œuvre depuis le Centre spatial guyanais.

Une autre mission conduite par l’ESA, Comet Interceptor, sera également du voyage.

 

Mission internationale

Ariel rassemble plus de soixante instituts de recherche répartis dans quinze pays européens, les deux partenaires principaux étant la France et l’Italie.

La mission est coordonnée par la physicienne italienne Giovanna Tinetti, professeur de physique et d'astronomie à l'University College de Londres, et l’Uksa, l’Agence spatiale du Royaume-Uni.

Le spectromètre Airs (Ariel InfraRed Spectrometer) qui équipera le télescope sera livré sous la responsabilité du CEA, du CNES et du CNRS.

Les Etats-Unis sont également associés par la fourniture d’éléments d’un second instrument, le FGS (Fine Guidance system), développé par la Nasa.

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