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Egalité homme-femme : une filiale Safran épinglée par la ministre du Travail © Safran Electrical & Power

| La rédaction

Egalité homme-femme : une filiale Safran épinglée par la ministre du Travail

Une filiale de Safran fait partie des entreprises mauvaises élèves en matière d'égalité des sexes, un an après la mise en place de l'index égalité professionnelle.

Une filiale de Safran, mauvais élève

Dans un entretien au journal "Le Parisien", la ministre du Travail, Muriel Penicaud a révélé les noms des entreprises mauvaises élèves en matière d’égalité hommes-femmes. Parmi elles, une filiale du groupe Safran. Ce "name and shame" est lié à l’index pour l’égalité hommes-femmes que doivent désormais publier toutes les entreprises de France. Créé par la loi Avenir Professionnel de septembre 2018, l’Index de l’égalité professionnelle a été conçu pour mettre fin aux inégalités entre les femmes et les hommes dans le monde du travail. Les entreprises de plus de 1 000 salariés sont donc concernées depuis un an par cet index qui s'applique aussi depuis le 1er mars dernier aux entreprises de 50 à 250 salariés. 

Cinq critères à respecter

"Dix-neuf entreprises étaient en 2019 en dessous de la note de 75 (sur 100) et le sont toujours, ce sont elles qui n'ont pas agi sur le sujet", souligne la ministre du Travail qui cite une filiale du groupe Safran mais aussi Derichebourg parmi les mauvais élèves. L'évaluation est basée sur cinq critères : l'écart de rémunération entre les femmes et hommes (40 points), celui dans les augmentations annuelles (20 points), celui dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires (10 points). "Ces entreprises vont être contactées dans les prochains jours par la Direction générale du Travail qui va leur rappeler la loi", a expliqué la ministre, qui rappelle que "si dans deux ans elles conservent cette mauvaise note, elles s'exposent à une amende qui équivaut à 1% de la masse salariale chaque année". Une amende certes, mais aussi, via cette technique du "name and shame", un "dommage de réputation". 

Egalité homme-femme : encore beaucoup à faire

La ministre du Travail croit beaucoup en cet index pour changer les choses : "la dynamique est lancée", estime Muriel Pénicaud, et les progrès sont constants : "La note globale moyenne des grandes entreprises est passée de 83 à 87".  Parmi les mesures mieux mises en  place, elle cite l'augmentation salariale au retour du congé maternité. Cette mesure est prévue par la loi. D’après la ministre, l’an dernier, une entreprise sur trois ne respectait pas cette obligation. Cette année, 9 sur 10 le font. "On voit l’effet rapide et concret de l’index pour les femmes (...) C'est encourageant, cela change déjà la vie des femmes mais il y a encore beaucoup à faire".  Le groupe Safran, lui, ne comprend tout bonnement pas ce mauvais indice, avec un index en chute de 10 points en 2020 dans le tableau du ministère.

 

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