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Défense
Drones ISR : Moscou cible l'exportation
Drones ISR : Moscou cible l'exportation

| Marek Kaminsky 358 mots

Drones ISR : Moscou cible l'exportation

Les Russes capitalisent sur les succès du drone Orion en Syrie pour le proposer à l'export avec le support de technologies occidentales.

SATCOM

Selon le directeur de la société russe « Kronstadt » M. Bogatikov, le rayon d’action de la version export du drone « Orion-E » sera étendu via l’installation d'une liaison par satellite (SATCOM) au lieu de la liaison radio. Aucun détail quant à cette liaison n’a été dévoilé mais il est probable qu'elle soit déclinée de la solution retenue pour le drone MALE Altius. Le « Orion-E » équipé de ce nouvel équipement a été présenté au salon « Armiya-2021 », qui s'est tenu du 22 au 28 août dernier. Comme pour les drones analogues chinois ou américains le SATCOM est intégré dans le nez de l'appareil

Caractéristiques

L’autonomie de vol du « Orion-E » est de 24 heures, et il emporte une charge utile légèrement supérieure à 200 kg selon une vitesse maximale de 200 km/h. Jusqu'à présent son rayon d’action ne pouvait dépasser 250 km en raison des limitations inhérentes aux liaisons de données LOS. La version export de ce drone a été conçue pour les missions de renseignement uniquement (IMINT et SIGINT), contrairement à la version armée des forces armées russes qui pourrait prochainement être équipée du missile « Vikhr-1 ». En cela la stratégie russe se distingue de celle des turcs qui offrent des plateformes armées (TB2 sans SATCOM, et Male Akinci). Une quinzaine de pays seraient intéressés par cet appareil dont l'Algérie. 

GLONASS et GNSS+ ?

Avec un SATCOM le rayon d'action de l'Orion-E ne sera plus limité que par son autonomie. Il pourra donc effectuer des polygones de surveillance considérablement plus importants, et surtout être utilisé par ses futurs clients pour réaliser des missions de surveillance au delà de leurs frontières. C'est la société russe GNSS+ qui aurait été retenue pour fournir le SATCOM de l'Orion-E.  En mai 2020, l’Institut d’Aviation de Moscou avait évalué l'intégration de cette solution sur un drone tactique. On ignore si les futurs clients pourraient s'appuyer sur les satellites de communication militaires russes. Mais si se sont les satellites de communication civile de type Ekspress qui sont proposés, rappelons que les modules de communication récents de ces satellites ont été réalisés par Thales Alenia Space. Il s'agirait alors d' un garant de qualité pour les futurs acquéreurs de l'Orion-E.

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Petrau | 05/09/2021 15:41

Il est accablant de constater l'absence de la France dans le domaine crucial des drones Male. Nous en sommes réduit à une dépendance des Usa et à un hypothétique espoir d'un Eurodrone qui sera très probablement dépassé lors (quand ?) de sa mise en service. Une seule solution raisonnable et probablement pas plus onéreuse pour la France : lancer d'urgence un programme de nouvelle génération sous la maîtrise d'œuvre de Dassault et élargi éventuellement à d'autres pays qui accepteraient sans réticence le leadership de Dassault organisé sur le mode du Neuron.

patrico | 06/09/2021 08:28

Je suis sidéré depuis des années de voir de nombreux pays non content de construire des drones pour leurs armées, les exportent a tous va ! Et que nos Militaire sont obligés de ce tourner vers des drones étrangers comme les proposent Russes Turques Israéliens, US... genre RQ....ou Tekever Portugais pour surveiller notre Marine de guerre ! Alors que nos industriels Aéros étaient en pointe !

Rosie | 06/09/2021 16:12

Mais où est donc passé le drone Patroller ?

patrico | 07/09/2021 00:18

Moteur Rotax, rayon d action 180 km! 314 km/h ! Waouhhh !

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