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Défense
Défense : fin de l'impasse sur le programme SCAF
Défense : fin de l'impasse sur le programme SCAF
© Dassault Aviation

| Jean-Marc Tanguy 430 mots

Défense : fin de l'impasse sur le programme SCAF

La France, l'Allemagne et l'Espagne du programme SCAF sont arrivés à un accord avec les principaux partenaires industriels. Ce qui permet au Parlement allemand de se prononcer avant son interruption d'activité.

SCAF : accord sur les droits de propriété intellectuelle

Les trois pays du programme SCAF (France, Allemagne, Espagne) sont arrivés vendredi à un accord, avec les principaux partenaires industriels (Dassault Aviation et Airbus sur le vecteur, Safran et MTU pour le moteur) a-t-on appris ce matin. Selon l’entourage de la ministre des Armées, Florence Parly, l’accord peut donc être obtenu devant le Parlement allemand d’ici son interruption d’activité prévue fin juin, avant les élections allemandes. La même source explique que les gouvernements « continuent à négocier » pour obtenir le meilleur rendu sur les enveloppes budgétaires. Les industriels se sont mis d’accord sur les droits de propriété intellectuelle, selon cette source. C’était le point d’achoppement majeur, menaçant l’éclatement du programme.

3,5 Md€ pour la phase 1B

La phase 1B, qui couvre les travaux du programme entre 2021 et 2024 devrait être notifiée « à l’automne », pour 3,5 milliards d’euros, chacun des trois pays finançant également le tiers du programme. Le montant de la phase 2, qui concernera la fabrication et la mise en vol d’un type de « prototype » (en un ou deux exemplaires) et « un ou deux » types de remote carriers, n’est pas encore défini. Les premiers vols auraient lieu en 2026-2027, avec donc un possible léger glissement par rapport au calendrier originel. Il reste néanmoins encore plusieurs étapes majeures à franchir puisqu’encore trois configurations différentes de prototypes (toutes bimoteurs) et six de remote carriers (allant du missile de croisière amélioré à un vrai drone de combat) sont encore en lice : un tiers des designs iront aux essais en vol.

Dassault Aviation sur le pilier 1

Les maîtres d’oeuvres des différents piliers sont aussi désormais connus, montrant les savants équilibres nationaux auxquels il a fallu avoir recours. On le savait déjà, Dassault Aviation est chargé du pilier 1 (new generation fighter), MTU et Safran gèrent les moteurs (via la JV EMET) même si on sait désormais que le prototype sera propulsé par le M88, moteur du Rafale. L’EJ200 de l’Eurofighter ne pouvait pas, de toute façon, être intégré au motif que le programme SCAF doit être géré sans boîte noire, or l’EJ200 est avant tout un produit Rolls Royce… engagé sur le Tempest, le projet concurrent. Airbus Defense and Space Allemagne décroche les remote carriers et le combat cloud, ainsi qu’un tiers du piliers 5 (coordination inter-piliers) avec Dassault Aviation et Indra. Ce dernier aura la responsabilité du pilier 6 (senseurs), tandis qu’Airbus Espagne aura la charge de la furtivité. Un aspect sur lequel la société ne possède pas une grosse antériorité, au contraire de Dassault Aviation et d’Airbus Defense and Space Allemagne.

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Mikeul | 17/05/2021 12:31

Mauvaise nouvelle pour Thalès à mon sens

Styx | 17/05/2021 13:18

On confie la furtivité à un industriel qui n'en a aucune expérience ???? Bah bien joué... Remake du: on confie la motorisation de l'a400m à un industriel pas assez expérimenté

AFMC98000 | 17/05/2021 16:46

Aibus Espagne en charge de la furtivité, alors qu'il na pas d'antériorité, me parait très très léger comme choix stratégique...

MOURET Michelle | 19/05/2021 09:13

C'est ce que j'appelle...marcher sur la tête !

LucienB | 17/05/2021 18:11

Macron et sa bande de traîtres détruisent la souveraineté française et l'industrie de la défense nationale.

Patrick-Franc | 13/06/2021 11:13

Gilet jaune ?

LEROI | 17/05/2021 19:30

Tres intéressant

Exploit7 | 17/05/2021 20:37

Ce traître gouvernement de France, qui dépouille notre savoir faire et dissout notre souveraineté. C'est traités décideurs politiques méritent la lapid..... publique. Je suis écoeuré de tel agissement. L'eurofighter suffit à lui même pour comprendre que les associations de nation européenne 'e sont synonymes que d'échecs. Ont a vendu nos secrets industriels au boch et on se penche encore pour ramasser la savonnette... Je suis dégoûtée

Momo93 | 18/05/2021 14:34

Ne pas oublié astom ( turbine nucléaire , piece pour le Charles de Gaulle est...) qui était donné par l'abrutis macron quand il etait au gouvernement de Hollande

Patrick-France | 13/06/2021 10:36

Les opposants politiques primaires qui squattent les forums alors qu’ils n’ont aucune compétence dans les sujets débattus nous gonflent. Qu’ils commencent déjà à soigner leur orthographe qui est primaire aussi au lieu d’occuper l’espace à faire du vent et on se portera mieux. Cordialement, Patrick

Patrick-France | 13/06/2021 10:36

Les opposants politiques primaires qui squattent les forums alors qu’ils n’ont aucune compétence dans les sujets débattus nous gonflent. Qu’ils commencent déjà à soigner leur orthographe qui est primaire aussi au lieu d’occuper l’espace à faire du vent et on se portera mieux. Cordialement, Patrick

patrico | 17/05/2021 20:45

La plus grosse erreur c'est l'absence des industriels Aéro/Space Italiens! Mais pas pour eux.

Bapt_Bert04 | 17/05/2021 23:22

Sans les problèmes de coûts, je pense que la France toute seule semble avoir au moins un aussi bon savoir faire que le meilleur entre l'Espagne et l'Allemagne dans chaque domaine pour développer notre futur avion de combat

Olivier ZANINETTI | 18/05/2021 00:01

L'expérience de l'A400M n'a pas servi de leçon, le gouvernement français est prêt à sacrifier notre industrie et notre indépendance pour obtenir un accord avant l'élection présidentielle.

frenchie | 18/05/2021 14:44

Intéressant de voir que 2 mois après la mort "accidentelle" d'Olivier Dassault, le groupe aéronautique ne s'oppose plus au transfert technnologique vers l 'Allemagne. Alors qu'il y a 5 mois, ils étaient prêt à faire cavalier seul. Après le programme de l'espace, Airbus, Schneider, Macron a t'il livré un de nos dernier fleuron à l'étranger?

Jojo | 18/05/2021 20:19

Olivier Dassault n'était de toute façon pas le PDG de Dassault Aviation ! Du coup pas sûr qu'il eut un pouvoir décisionnaire

Font3110 | 18/05/2021 21:14

Chaque fois qu est passé un accord de coopération industrielle et surtout quand c' est avec l Allemagne, on entend les vociférations pavloviennes de l' extrême droite avec son langage qui ""fleure bon"" certaines époques ( traitre , trahison etc.).On a beau se dire que ces propos sont ultraminoritaires, cela devient pénible...

Font3110 | 18/05/2021 21:14

Chaque fois qu est passé un accord de coopération industrielle et surtout quand c' est avec l Allemagne, on entend les vociférations pavloviennes de l' extrême droite avec son langage qui ""fleure bon"" certaines époques ( traitre , trahison etc.).On a beau se dire que ces propos sont ultraminoritaires, cela devient pénible...

Font3110 | 18/05/2021 21:14

Chaque fois qu est passé un accord de coopération industrielle et surtout quand c' est avec l Allemagne, on entend les vociférations pavloviennes de l' extrême droite avec son langage qui ""fleure bon"" certaines époques ( traitre , trahison etc.).On a beau se dire que ces propos sont ultraminoritaires, cela devient pénible...

Font3110 | 18/05/2021 21:17

Chaque fois qu'est passé un accord de coopération industrielle - surtout quand c' est avec l Allemagne - on entend les vociférations pavloviennes de l' extrême droite avec son langage qui ""fleure bon"" certaines époques ( traitre , trahison etc.).On a beau se dire que ces propos sont ultraminoritaires, cela devient pénible, mrme so l on entend ce langage.depuis un siècle et demi..

erev25 | 31/05/2021 15:30

Bonjour , un septique pour ce " SCAF" , comme exemple le programme A 400M , lent ,couteux , un pas en avant deux en arrière , un peu le reflet d L Europe . La société Dassault soutenu à bout de bras par les plusieurs gouvernements Français enfin bref , une nouvelle pieuvre . Salutations

Patrick-France | 13/06/2021 11:09

En 1969, lorsque les allemands et les français ont mis en œuvre l’accord qui allait déboucher sur la création d’Airbus Industrie, les difficultés étaient les mêmes. Les deux nations et tous les avionneurs ont défendu pied à pied leur pré carré. Ensuite, une fois traité ces dissensions, Airbus est devenu ce qu’il est aujourd’hui, à savoir un exemple de coopération réussie. J’espère qu’il en sera de même pour SCAF. Cordialement, Patrick.

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