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Aviation Civile
Crash d'Egyptair : à la recherche des boîtes noires © Marine nationale

| yann cochennec

Crash d'Egyptair : à la recherche des boîtes noires

La récupération des premiers débris attestés de l'Airbus A320 d'Egyptair qui assurait le vol MS804 entre Paris et Le Caire permet aux équipes de recherche de mieux cerner la zone dans laquelle peut se trouver l'épave de l'appareil. Des recherches sous-marines auxquelles participera, une fois sur zone, le patrouilleur de haute mer "Enseigne de vaisseau Jacoubet". A son bord, deux marins de la cellule d'expertise de la plongée humaine et de l'intervention sous la mer (CEPHISMER).

Pour travailler, la cellule dispose notamment d'un robot téléopéré léger de surveillance "Achille" équipé d'une caméra, d'un sonar, d'un sondeur et d'un bras manipulateur et une capacité d'intervention jusqu'à 300 mètres de profondeur mais par mer nulle et courant 1 à 2. Insuffisant pour la recherche de l'épave de l'A320 d'Egyptair. D'autant que la portée du sonar n'est que de 30 mètres. Plus adapté est le robot d'intervention Ulysse capable de descendre jusqu'à 1 000 mètres de profondeur.

Mais, les capacités du robot Ulysse se révèleront peut être insuffisantes pour l'épave de l'A320 d'Egyptair. Tout dépendra en effet de la profondeur où se situent les restes de l'avion. A son impact avec la mer, les balises équipant les deux "boîtes noires" ont commencé à émettre. Elles émettent une pulsation par seconde pendant au moins 30 jours avec une portée de 2 km sous la surface de la mer.

Il faudra donc peut être mobiliser, comme dans le cas des recherches de l'épave de l'A330 d'Air France disparu dans l'Océan Atlantique en 2009, faire appel aux moyens de l'IFREMER et son navire océanographique le "Pourquoi Pas ?" qui emporte à son bord le sous-marin de poche Nautile et le robot de recherche Victor 6000. Tout dépendra de l'Egypte qui a la responsabilité des recherches.

La récupération des boîtes noires est vitale pour comprendre les circonstances du drame. Les données de l'enregistreur de conservations et de bruit dans le cockpoit et l'enregistreur des paramètres de vol viendront notamment mais pas seulement confirmer les messages d'alerte envoyés par le système Acars de l'A320 avant son impact avec la mer.

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