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Défense
Comment les Transall de l’Anjou vont continuer à voler… au Dunkerque !
Comment les Transall de l’Anjou vont continuer à voler… au Dunkerque !
© Jean-Marc Tanguy

| Jean-Marc Tanguy

Comment les Transall de l’Anjou vont continuer à voler… au Dunkerque !

Si l'aventure de l'escadron de transport 2/64 Anjou s'arrête provisoirement, ses personnels vont continuer à voler sur Transall au sein du 1/54 Dunkerque.

Les Gabriel du 1/54 Dunkerque d'Evreux

Le Transall conventionnel est mort, vive le... Transall ! Dès cet été, l’escadron de transport 2/64 Anjou, implanté sur la base aérienne 105 d’Evreux, sera mis en sommeil, avant une bascule probable sur Airbus A400M, après la conversion du Béarn, pour l’instant premier sur la liste. L’aventure Anjou s’arrête provisoirement, mais ses personnels vont continuer à voler sur Transall, au sein de l’escadron électronique 1/54 Dunkerque d’Evreux, qui n’exploite actuellement que deux avions, stratégiques pour l’état-major des armées : les Gabriel. Ces appareils entièrement dédiés au renseignement ont besoin d’équipages de conduite, or le Gabriel est fondé sur le Transall. 

Le Transall est apte au ravitaillement

Les anciens de l’Anjou constitueront donc autant de cochers en renfort pour les Gabriel, souvent en sous-effectif, tant dans la tranche tactique (où s’effectue la mission de renseignement à proprement parler) que dans les cockpits. En sus, des personnels seront bi-qualifiés Gabriel et Transall, car au passage, le Dunkerque récupère aussi quelques Transall classiques. Ces avions sont en effet essentiels pour permettre au C-160G de pouvoir effectuer des missions longues, à bases d’hippodromes, à proximité d’une zone d’intérêt. Or, un des seuls à pouvoir ravitailler le Gabriel, c’est le Transall dont encore quelques exemplaires sont aptes au ravitaillement, avec une carène dédiée.
 

Des équipages biqualifiés

Une solution alternative a pu être trouvée, sous la forme d’un C-130 espagnol, à plusieurs reprises, au Sahel. L’information avait transpiré grâce à… une photo malencontreusement diffusée sur internet par les autorités espagnoles. Qui avait aussi contribué à accréditer la présence du Gabriel au Sahel, un secret de polichinelle par ailleurs. Certains équipages de l’Anjou seront aussi biqualifiés sur les futurs avions légers de surveillance et de renseignement qui, à court terme, sont confiés au Dunkerque, avant de probablement glisser à la 33e escadre de Cognac. Malgré la mise en sommeil de l’Anjou, il restera donc trois exploitants au Transall classique : le Dunkerque, le 3/61 Poitou pour les opérations spéciales et le GAM-56 Vaucluse pour la DGSE.

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Deruyck philippe | 14/03/2020 11:41

La page n'est donc pas encore tournée!

brugeaud | 16/03/2020 00:18

Question de relatif béotien (breveté sur Nord Atlas) Pourquoi ce bel avion n'a t'il pas pu avoir des évolutions comparables au C130 qui semble immortel? Volonté politique? Technique? Pas de marché? .....

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