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Bourget 2019
Bourget 2019 : CFM face aux enjeux des Boeing 737 MAX et NMA © Safran

| Yann Cochennec

Bourget 2019 : CFM face aux enjeux des Boeing 737 MAX et NMA

Le motoriste franco-américain CFM arrive au Salon du Bourget avec les enjeux de l'immobilisation et du gel des livraisons du Boeing 737 MAX ainsi que les incertitudes liées au Boeing NMA.

Malgré plus de 17 000 moteurs CFM Leap vendus depuis 2011, le motoriste franco-américain CFM International arrive paradoxalement en situation moins facile que prévue au prochain Salon du Bourget. CFM International subit en effet l'immobilisation et le gel des livraisons du Boeing 737 MAX, moyen-courrier sur lequel la joint-venture de General Electric et de Safran Aircraft Engines est le motoriste exclusif. Et cette immobilisation et ce gel des livraisons du Boeing 737 MAX ne se comptent désormais plus en semaines mais en mois. La re-certification du moyen-courrier n'a toujours pas été validée par la FAA, les autorités américaines de l'aviation civile, et ses homologues européen et chinois ont clairement indiqué qu'elles prendront le temps jugé nécessaire pour re-certifier à leur tour le Boeing 737 MAX. American Airlines a d'ailleurs repoussé une nouvelle fois et cette fois au mois de septembre 2019 la remise en service de son parc de Boeing 737 MAX. On s'oriente donc vers le scénario le plus pessimiste évoqué par la banque d'affaires JP Morgan et qui tablait sur un retour en service pour le mois de novembre 2019.

Le président de General Electric, Larry Culp, estimait récemment l'impact du Boeing 737 MAX sur sa trésorerie disponible à court terme dans une fourchette de 200 à 300 M$ sur le deuxième trimestre 2019. Il faudra malheureusement ajouter le troisième trimestre et une partie du quatrième si le scénario de JP Morgan se concrétise. Et si la remise en service commercial des 737 MAX se concrétise bien au mois de novembre prochain. Enfin, les déboires du 737 MAX bousculent les projets initiaux et le calendrier de Boeing autour de ses NMA, appareils bicouloirs d'une capacité allant de 220 à 280 sièges. De futurs appareils sur lesquels CFM International a bien l'intention de se placer. Mais, là aussi le motoriste franco-américain est confronté à une situation incertaine. "Si nous voulons rester dans l'épure donnée par Dennis Muilenburg (le président de Boeing/ndlr), il faudra que Boeing sélectionne le moteur au mois de juin prochain pour lancer son offre de commercialisation et enregistrer des pré-commandes nécessaires à un lancement", indiquait le directeur général du groupe Safran au début de l'année 2019.

Mais c'était avant le deuxième crash du Boeing 737 MAX. Enfin, il semblerait que les Boeing NMA aient pris de la masse au fil des mois. En février 2018, le directeur général de Safran indiquait que le moteur proposé, reprenant l'architecture du CFM Leap, serait néanmoins plus gros "puisque la fourchette de puissance visée est de 40 000 à 45 000 lbs (livres/ndlr). La fourchette de poussée de l'actuelle famille CFM Leap s'établit dans les 30 000 à 35 000 livres. Or, en juillet 2018, pendant le Salon de Farnborough, David Joyce, président de GE Aviation, avait indiqué que la version du moteur proposée à  Boeing "dépassait légèrement le plafond des 50 000 livres de poussée qui lie GE à Safran Aircraft Engines" mais que ce qui liait General Electric à Safran était avant tout "un certain état d'esprit qu'il est important de maintenir".

 

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ratel | 13/06/2019 08:50

les ingénieurs de BOEING , avec le 737 max ne sont pas très fûtés!!!!!! concernant tout les aéronefs de cette catégories d'aéronefs 2 crash successifs ayant entrainé la mort de nombreux passagers!!!!!!!

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