0
Industrie
Bombardier va se refocaliser sur l'aviation d'affaires
Bombardier va se refocaliser sur l'aviation d'affaires
© Bombardier

| Antony Angrand

Bombardier va se refocaliser sur l'aviation d'affaires

Bombardier a annoncé sa décision stratégique de se concentrer sur l’aviation d’affaires et son intention d’accélérer son désendettement par la vente de son secteur d’activité Transport à Alstom. Ce qui va permettre d'éponger une partie des dettes... Mais pas la totalité, puisqu'elles se montent à 9 milliards de dollars.

Bombardier se concentrera dorénavant exclusivement sur l’aviation d’affaires à la suite d’un accord de vente de sa division ferroviaire au géant industriel Alstom. L’accord, annoncé le 17 février, permettra à Bombardier de toucher 4,5 milliards de dollars et contribuera à réduire la dette de 9 milliards de dollars de l’entreprise.

« Un nouveau chapitre prometteur s’ouvre aujourd’hui pour Bombardier. Dorénavant, nous concentrerons tout notre capital, toute notre énergie et toutes nos ressources sur l’accélération de la croissance et l’expansion des marges de nos activités liées aux avions d’affaires, à l’avant-garde du marché, d’une valeur de 7 milliards de dollars. Grâce à un bilan plus solide à la suite de la réalisation de cette opération, à un portefeuille de produits à l’avant-garde de l’industrie, à un carnet de commandes solide et à la croissance rapide des activités de service après-vente, nous serons en position de force pour livrer concurrence sur ce marché », a déclaré Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier.

Depuis ces deux dernières années, Bombardier a vendu ou est en train de vendre tous ses intérêts dans l’aviation commerciale, afin d’acquérir la capacité à rembourser ses dettes, lesquelles sont principalement dues aux coûts de développement exorbitants du programme CSeries, rebaptisée A220 après l’acquisition par Airbus d’une participation majoritaire dans le programme en 2018, puis le 12 février 2020, de la vente à Airbus de sa participation restante à hauteur de 31 % dans l’A220.

Restera ainsi à Bombardier les familles de jets d’affaires Global, Challenger et Learjet, ainsi que la maintenance en expansion qui prend en charge quelque 4 800 avions de par le monde.

Répondre à () :


Captcha

| | Connexion | Inscription