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Aviation Civile
Boeing 737 MAX : les prochaines étapes clés
Boeing 737 MAX : les prochaines étapes clés
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| La rédaction

Boeing 737 MAX : les prochaines étapes clés

Lancée le 14 septembre, la réunion du Comité conjoint d'évaluation des opérations JOEB est une étape majeure vers le retour en service du Boeing 737 MAX qui devra franchir d'autres étapes clés.

10 jours de JOEB pour le Boeing 737 MAX

Les pilotes mandatés par l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA ou EASA) et Transports Canada ayant achevé leurs vols d'essai sur le Boeing 737 MAX, le Comité conjoint d’évaluation des opérations JOEB pour "Joint Operations Evaluation Board" pouvait se réunir pour une dizaine de jours "dans le but d’examiner le programme de formation proposé par Boeing à l’attention des équipages du Boeing 737 MAX". La réunion a démarré le 14 septembre sur l'aéroport de Londres/Gatwick et les autorités de l’aviation civile et des membres d’équipage de compagnies aériennes des États-Unis, du Canada, du Brésil et de l’Union européenne y participent. "Les résultats de cette évaluation seront incorporés au rapport préliminaire du Comité de normalisation des vols (FSB — Flight Standardization Board) de la FAA). Le rapport sera publiquement accessible aux fins de commentaires", indique Boeing. 

D'autres étapes clés à franchir

Si la réunion du JOEB constitue une étape majeure un retour en service du 737 MAX, plusieurs autress étapes clés devront ensuite être franchies. D'abord, le vol d'évaluation que doit réaliser Stephen Dickson, l'administrateur de la FAA, qui suivra préalablement la formation recommandée. Un vol durant lequel il prendra personnellement les commandes d’un Boeing 737 MAX et à l'issue duquel il partagera ses observations avec le personnel technique de la FAA. De même, la FAA publiera le rapport final du FSB après avoir examiné et pris en compte les commentaires publics adressés au document préliminaire.

Autre étape : la FAA examinera la documentation de conception finale remise par Boeing en vue d’en évaluer la conformité à l’ensemble de ses réglementations. De son côté, le TAB (Technical Advisory Board), un comité composé de représentants de plusieurs agences, examinera à son tour la documentation finale fournie par Boeing et publiera un rapport final avant que la FAA rende sa décision définitive de conformité. 

L'étape de la directive de navigabilité

L’Administration fédérale de l’aviation américaine publiera une notification CANIC ou notification de maintien de la navigabilité à la communauté internationale, indiquant les mesures de sécurité importantes en cours, ainsi qu’une une directive de navigabilité (AD — Airworthiness Directive) finale couvrant les problèmes connus relatifs à l’immobilisation au sol. Cette consigne de navigabilité informera les exploitants des mesures correctives qui devront être prises pour que l’appareil puisse retourner en service commercial. Cette mesure marquera alors la fin officielle de l'ordonnance d’immobilisation au sol de l’avion, en attendant que les compagnies aient procédé aux travaux spécifiés par la consigne de navigabilité (AD) et dispensé l’ensemble des formations requises.

Pour autant, la FAA conservera le pouvoir de délivrer des certificats de navigabilité, ainsi que les certificats d’exportation pour tous les 737 MAX ayant été fabriqués depuis que l’appareil est immobilisé au sol. Des représentants de la FAA procéderont en personne à l’examen de chacun de ces avions. Enfin, la FAA examinera et validera les programmes de formation pour l’ensemble des compagnies aériennes.

Seulement pour les compagnies aériennes américaines

Néanmoins, rappelle Boeing, ces mesures "s’appliquent exclusivement aux compagnies aériennes américaines opérant dans l’espace aérien américain. Les autres autorités de réglementation de l’aviation civile seront informées de nos processus, mais il leur incombera de prendre leurs propres mesures pour assurer le retour en service du Boeing 737 MAX au sein des flottes de leurs compagnies respectives et autoriser l’exploitation de ces appareils dans leur espace aérien. La FAA veillera à ce que ses homologues internationaux puissent disposer de toutes les informations nécessaires pour prendre dans les meilleurs délais une décision centrée sur la sûreté et la sécurité".

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