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Défense
Bilan chiffré des OPEX
Bilan chiffré des OPEX
© ECPAD / Ministère des Armées

| BOQUET Justine

Bilan chiffré des OPEX

Le Ministère des Armées a réalisé un premier bilan de l'année 2019 avec un focus particulier sur les résultats des OPEX.

Une opération militaire repose sur une stratégie, des missions et des moyens. Et si l'appréciation des résultats d'une OPEX peut être faite par différents canaux, les chiffres peuvent parfois s'avérer utiles. C'est ainsi que lors de son point presse le Ministère des Armées a présenté un premier bilan chiffré des opérations Chammal et Barkhane, sur l'année 2019.

Pour le Levant, rappelons tout d'abord que le dispositif s'articule actuellement autour de 11 Rafale, d'un AWACS, d'un C135 et d'un ATL2, des moyens déployés sur deux bases aériennes. En 2019, ce sont ainsi plus de 1180 sorties aériennes qui ont été comptabilisées, lesquelles ont conduit à 45 frappes et à la destruction de 65 objectifs.

Mais si l'opération Chammal a pour ambition de lutter contre la prolifération de l'Etat Islamique dans la région, elle se compose également d'un volet formation. C'est ainsi que la Task Force Narvik, qui se concentre sur l'Iraki Counter Terrorism Service, a pu former l'année passée 1 400 soldats irakiens et 130 instructeurs. En parallèle, 700 soldats ont suivi un cursus de perfectionnement. La Task Force Monsabert a pour sa part former un total de 1 400 militaires irakiens (soldats, instructeurs et cadres confondus).

Sur le théâtre sahélien, le dispositif aérien français s'articule désormais autour de trois drones, de 7 chasseurs, de 21 hélicoptères et de 6 à 10 avions de transport. Ces aéronefs auront conduit 950 sorties aériennes sur l'année 2019. Opération commandée par la France, Barkhane dispose également d'un soutien de certains partenaires européens, non négligeable. Le Ministère des Armées a notamment salué la participation espagnole, américaine, allemande et canadienne sur le plan des avions de transport, et du Royaume-Uni et du Danemark pour le volet hélicoptères. Le MinArm insiste notamment sur l'aide cruciale représentée par les hélicoptères de transport lourds Chinook britanniques. Ce détachement, composé de trois voilures tournantes, a ainsi permis d'assurer le transport de 8 000 soldats. Enfin, la participation de l'Estonie a également été saluée, contribution qui devrait d'ailleurs s'accroître au cours de cette année.

Par ailleurs, comme pour Chammal, Barkhane dispose d'un volet de formation, établi en partenariat avec le G5 Sahel. Depuis 2014, 13 000 soldats ont ainsi été formés, aussi bien sur des modules d'instruction au tir, de sauvetage au combat tactique, à la coordination des opérations et à la lutte contre les IED.

Mais le bilan de Barkhane ne doit pas s'arrêter aux moyens et actions positives conduites. Il comporte également un triste bilan humain pour la France, qui a perdu 17 soldats au combat en 2019. « Nous nous inclinons une nouvelle fois devant leur mémoire, de même que devant celle des soldats burkinabè, maliens, nigériens et tchadiens morts au combat dans la lutte contre le terrorisme et pour la défense de leurs pays », a rappelé le Ministère des Armées.

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mikeul | 23/01/2020 20:29

Et pour quel coût supplémentaire par rapport à un maintien en France pour s entraîner et assurer la défense de notre pays.

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