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Avec SSMS et Space Rider, VEGA et VEGA C seront encore plus compétitifs
Avec SSMS et Space Rider, VEGA et VEGA C seront encore plus compétitifs
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Avec SSMS et Space Rider, VEGA et VEGA C seront encore plus compétitifs

Le dispenser de charges utiles du Small Spacecraft Mission Service (SSMS) a prouvé son efficacité en vol ; Avio attend avec impatience une nouvelle mission ambitieuse : le vol du Space Rider.

Vega, la petite fusée européenne développée par Avio, est retournée en vol avec succès lors de la mission VV16. L'histoire de ce vol est digne d'être racontée. Tout d'abord, la fermeture du Centre spatial guyanais en raison de la pandémie Covid-19 a reporté le vol VV16 du début à la fin du printemps. Puis, avec la reprise des activités de lancement en juin, une extraordinaire persistance de mauvaises conditions météorologiques a provoqué des retards jusqu'au début du mois de septembre, lorsque la fusée a finalement décollé de la plateforme. Mais, Vega a repris son vol avec une mission sans précédent d'une grande complexité. Pour la première fois en Europe, une fusée a déployé 53 satellites en un seul vol, grâce à un nouveau dispenser de charge utile, le Small Spacecraft Mission Service, ou SSMS

Le SSMS, fabriqué par SAB Aerospace et Bercella (sarebbe utile dire dove è Barcella) , permet à l'Europe, par l'intermédiaire de son fournisseur de services de lancement Arianespace, de mieux répondre à la demande croissante du marché pour des services de covoiturage de petits ou microsatellites, tels que Cubesats. En maximisant le nombre de satellites sur chaque vol, on réduit le coût par client de covoiturage. Le SSMS est capable de transporter des charges utiles de 1 à 400 kilogrammes. Il se compose de deux sections. La partie supérieure est utilisée pour les microsatellites, les minisatellites et les petits satellites, la partie inférieure augmente la polyvalence du SSMS. Il peut accueillir des nanosatellites et des Cubesats, mais peut également être utilisé indépendamment avec un satellite plus grand remplaçant la section supérieure.

Près de deux heures après le décollage du vol Vega VV16, le dernier satellite miniaturisé avait été placé sur la bonne orbite, ce qui a assuré le succès de la mission et fait de l'Europe une référence en matière de capacités et de technologies de covoiturage.

Le SSMS étant prêt à entrer en service régulier, le prochain grand objectif pour l'ESA et Avio est le premier vol d'un nouveau vaisseau spatial, le Space Rider. Ce programme, dirigé par l'Agence spatiale européenne, consiste en un véhicule spatial réutilisable pouvant emporter une charge utile de 800 kg. Le Space Rider sera mis en orbite terrestre basse par la version améliorée de la fusée Vega : Vega C, capable de décoller jusqu'à 2 300 kilogrammes. L'engin spatial peut accomplir une grande variété de tâches telles que des expériences scientifiques en microgravité, des démonstrations de technologie en orbite pour l'observation et la surveillance de la Terre, des télécommunications et l'exploration robotique de l'espace. Enfin et surtout, le Space Rider permettra à l'Europe d'assurer l'entretien en orbite des satellites et d'atténuer les risques liés aux débris spatiaux, en déplaçant des biens endommagés ou inopérants. Le véhicule spatial est conçu pour fonctionner sur différentes inclinaisons orbitales afin d'être plus polyvalent. 

Le Space Rider sera réutilisable. Une fois la mission terminée, l'engin spatial effectuera une sortie d'orbite et rentrera dans l'atmosphère terrestre avec un bouclier thermique le protégeant des gaz chauds causés par la friction à grande vitesse avec l'air. Un parachute se déploiera alors pour la phase finale, en glissant et en ralentissant le véhicule avant l'atterrissage sur la terre ferme. Par la suite, les techniciens atteindront le véhicule et le prépareront pour le récupérer et le ramener à son installation au sol, où la charge utile serait retirée et analysée et le vaisseau spatial lui-même remis à neuf pour le vol suivant. Le programme fera de l'Europe un acteur du marché des véhicules spatiaux réutilisables, contribuant à atténuer les risques liés aux débris spatiaux en orbite terrestre basse, avec un type de vaisseau spatial que seuls quelques pays sont capables d'exploiter.

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patrico | 10/10/2020 16:06

Il faut quand même feliciter aussi les techniciens et ingénieurs Italiens ! Qui apportent un énorme savoir faire dans les lanceurs plus rapides a mettre en oeuvre et en devenir dans ses évolutions grandes ouvertes.

Mani | 13/10/2020 16:20

vous avez tout à fait raison depuis longtemps les ingénieurs italiens sont au top le cinquième pays à envoyer un satellite (après URSS USA UK Canada ) avec la fusée San Marco lancée le 15 décembre 1964 cette expérience permis à l'Italie d'avoir la capacité de construire un missile balistique Alfa en 1970 et d'acquérir la maitrise de la propulsion à propergol solide qui sera utilisée pour participer à la réalisation des propulseurs d'appoint des fusées Ariane et permettra à l'Italie de jouer un rôle majeur dans le développement du lanceur Vega.

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