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Arianespace en 2021 : plus d’un lancement par mois ?
Arianespace en 2021 : plus d’un lancement par mois ?
© Capture d'écran

| Pierre-François Mouriaux

Arianespace en 2021 : plus d’un lancement par mois ?

Ce 7 janvier, Stéphane Israël avait rendez-vous avec la presse internationale, afin de dresser le traditionnel bilan de l’année qui vient de s’achever et présenter les objectifs de celle qui commence.

Dix lancements dans un contexte compliqué

L’année 2020 s’était ouverte sous les meilleurs auspices pour Arianespace, après une année 2019 en creux du côté des lancements Ariane 5 (quatre missions doubles, soit la plus faible activité annuelle depuis 2004).

La société de transport spatial espérait alors mener jusqu’à vingt-deux missions sur un an, depuis trois sites différents (en Guyane, au Kazakhstan et en Sibérie), mais également voir les vols inauguraux des lanceurs Vega C et Ariane 6 – cf. A&C n°2671.

Ces deux derniers ont finalement été repoussés, et dix missions ont pu être engagées par Arianespace, malgré les difficultés rencontrées tout au long de l’année : déboires de l’opérateur britannique OneWeb, pandémie, confinement en Guyane et non disponibilité de certaines charges utiles.

 

Spécificité d’Arianespace

Ces dix lancements se répartissent comme suit : trois sur Ariane 5, cinq sur Soyouz (deux depuis Kourou, deux depuis Baïkonour et un depuis Vostotchny), et deux sur Vega (dont un échec).

Une fois encore, Stéphane Israël, le président exécutif d’Arianespace, a insisté sur le fait que sept de ces dix missions étaient commerciales, et qu’Arianespace s’est vu confier en 2020 le lancement de 70 % des satellites à destination de l’orbite géostationnaire.

La société quarantenaire a ainsi réalisé en 2020 un chiffre d’affaires de 1 Md€, stable par rapport à l’année précédente.

Elle affiche aujourd’hui un carnet de commandes d’une valeur de plus de 3,2 Md€ (sans prendre en compte cinq pré-réservations institutionnelles passées en 2020), soit plus de trois ans d’activité.

 

Le télescope James Webb et quatre satellites militaires français

Avec Ariane 5, Soyouz, Vega et Vega C, Arianespace devrait disposer en 2021 de quatre lanceurs, exploités depuis trois ports spatiaux.

Stéphane Israël s’attend à une cadence d’au moins un lancement par mois (si les satellites sont prêts), entre la poursuite du déploiement de la constellation OneWeb, la réalisation d’au moins trois missions Ariane 5, le retour en vol de Vega et la mise en service de Vega C.

Les regards se portent en particulier vers l’excitante mission du 31 octobre, qui doit expédier le très attendu télescope James Webb de la Nasa vers le point de Lagrange L2, situé à 1,492 million de kilomètres de la Terre.

Mais Arianespace devra également satelliser quatre nouveaux satellites militaires français : Syracuse 4A, le premier des deux satellites géostationnaires de télécommunications de nouvelle génération des Armées françaises (sur Ariane 5ECA), ainsi que trois satellites d’écoute Ceres, destinés à l’orbite basse (sur Vega C).

 

En attendant Ariane 6

Après la mission VA 253 du 15 août dernier, il reste encore huit Ariane 5 à lancer d’ici la fin de l’année prochaine.

Ariane 6, désormais attendue à partir du deuxième trimestre de l’année prochaine, pourrait effectuer jusqu’à trois missions en 2022, en parallèle de l’exploitation d’Ariane 5.

Cet objectif « ambitieux » a clairement été confirmé Stéphane Israël.

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