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Airbus va encore réduire ses cadences de production
Airbus va encore réduire ses cadences de production
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| La rédaction

Airbus va encore réduire ses cadences de production

Dans un entretien au journal "Die Welt", le président d'Airbus, Guillaume Faury, annonce une nouvelle baisse des cadences de production. Les 30 % initialement prévus passeront à 40 % en 2020 et 2021.

Airbus : de moins 30 % à moins 40 %

Airbus a décidé de réduire encore un peu plus ses cadences de production sur les années 2020 et 2021. Dans un entretien au journal "Die Welt", le président d'Airbus, Guillaume Faury, table désormais une baisse de 40 % de sa production en 2020 et 2021. "Pour les deux prochaines années, 2020-2021, nous considérons que la production et les livraisons seront inférieures de 40 % à ce que nous avions initialement prévu", estime Guillaume Faury qui poursuit : "nous ne pouvons pas nous dissocier de l'évolution des compagnies aériennes". En avril dernier, les premiers effets de la pandémie de coronavirus avaient déjà contraint le constructeur européen à réduire ses cadences de 30 %

Plus long pour les A350 et A330neo

Pour le président d'Airbus, il faudra attendre 2025 au plus tard pour que la demande d'avions commerciaux revienne à la normale. Guillaume Faury prévoit toutefois une reprise plus rapide pour les avions monocouloirs, avec une reprise dès 2022-2023 pour la famille Airbus A320neo. Le rebond devrait être plus long dans le secteur des avions gros-porteurs, où l'offre était déjà excédentaire avant la crise. "Une vague de remplacement importante est attendue pour le Boeing 777 et l'Airbus A330, mais elle est encore loin". Le groupe devra s'adapter à cette diminution de la production, a ajouté Guillaume Faury tout en refusant de faire le moindre commentaire sur la réorganisation que cela impliquerait. 

Préserver l'empreinte industrielle

Pour le moment, le président d'Airbus semble exclure la fermeture de chaînes d'assemblage final. "Aucune chaîne d'assemblage final ne sera fermée [...]. La production de tous les modèles se poursuivra, mais à un rythme plus lent", a-t-il indiqué au journal allemand en insistant sur l'importance stratégique des sites aux États-Unis et en Chine. "Nous ne voulons pas modifier de manière significative l'empreinte dite industrielle", ajoute Guillaume Faury.

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