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Les Dossiers d'Air&Cosmos
Airbus : le projet Blade
Airbus : le projet Blade
© Airbus

| Antony Angrand

Airbus : le projet Blade

Le projet Blade d'Airbus vise à explorer le comportement en vol des voilures laminaires en vue d'une potentielle exploitation sur des avions de transport civils.

Un Airbus A340 avec une voilure très particulière

Réduire la consommation en carburant de 5 % sur un vol de 800 nautiques. C'est le but que tente d'atteindre Airbus au travers de son démonstrateur A340, qui vient juste d'effectuer sa sortie d'usine à Tarbes au début du mois de septembre 2017 et qui va sous peu entamer sa première campagne de vols expérimentaux. Cet appareil diffère des autres A340 : sa voilure est très particulière. Elle est équipée de profils laminaires, qui devraient permettre cette prometteuse économie de kérosène.... Deux designs différents d'extension seront testés, ayant chacun un procédé de fabrication différent.

 

Bardé de capteurs et de caméras

Le laboratoire volant est bardé de capteurs, mais surtout de caméras destinées à enregistrer pour ensuite analyser l’écoulement sur les deux voilures laminaires. Les deux nacelles situées au niveau des saumons d’aile, ainsi que la dérive de l’A340- 300, comportent des caméras thermiques qui permettront, grâce à l’apport des rayons solaires, de mettre en évidence les écoulements laminaires et turbulents à partir de l’amplitude thermique relevée sur les deux ailes. La réflectométrie sera également utilisée. Un ensemble de 2 000 paramètres seront relevés.

 

Aller jusqu'à 60 % de laminarité à l'extrados

Mais Airbus n’a de toute façon traité en laminaire que l’extrados de ses deux voilures d’essai. « L’idéal serait d’avoir, de manière similaire à ce qui se pratique actuellement sur les planeurs, une voilure laminaire en intrados, extrados et même quasiment jusqu’au bord de fuite", ajoute Laurent Malard, expert en vol d’essais aérodynamiques chez Airbus et qui poursuit : "cependant, ce serait difficile à atteindre dans les conditions actuelles. Nous espérons aller jusqu’à 60 % de laminarité à l’extrados et pourquoi pas, dans le futur, à l’intrados. Pour le moment, il s’agit avant toute chose de démontrer que cela fonctionne à l’extrados. »

 

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Jean-Michel | 02/04/2020 08:53

Pour Camille

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