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Défense
Aegis Ashore pour Guam ?
Aegis Ashore pour Guam ?

| Baptiste Guillou 335 mots

Aegis Ashore pour Guam ?

Pièce maîtresse du dispositif Américain dans le Pacifique et directement visé par la Chine, La base américaine de Guam étudie différentes options défensives. Les investissements consacrés démontrent que l'hypothèse d'une offensive chinoise dans la zone est prise de plus en plus au sérieux

Le prix de la sécurité ?

Face aux vidéos de propagande montrant des bombardiers H-6 attaquer Guam, l’Indo-Pacific Command étudie différentes hypothèses pour renforcer la défense de l'un de ses atouts majeurs dans le Pacifique. Ainsi l’étude d’un nouveau système Aegis Ashore spécifiquement adapté à la géographie de Guam est en cours. Pour autant, son prix estimé à 1,6 milliards de dollars pourrait refroidir Washington. Et ce même s'il reste moins couteux que celui proposé au Japon estimé à 2,15 milliards de dollars.

Incertitudes techniques 

La structure actuelle des Aegis Ashore (structure radar AN/SPY-1(D)V + cellules Mark 41) installés en Roumanie et en Pologne ne se prêterait pas aux spécifications de Guam. En effet, outre le manque de place, le terrain accidenté rendrait difficile une exploitation optimale du système de détection. Si l'île peut compter sur une batterie THAAD, celle-ci n’offre pas une couverture radar sur 360°. De plus, en cas d’attaque saturante, l’Aegis Ashore serait l’une des cibles premièrement visées. D’où l’idée d’initier des vecteurs à lancement mobile comme le furent les BGM-109G durant la Guerre Froide. Installés dans des abris souterrains, ils pourraient rapidement se mettre en position de feu et/ou tirer depuis des parois dans la montagne. Reste la question du positionnement du radar que les japonais ont peut-être résolu. En effet, la JSDF étudie l’idée d’installer ce radar sur une barge tractée à proximité des côtes, rendant ainsi plus difficile son ciblage.

Tinian Island 

Dans le même temps, le DoD rénove progressivement la piste de Tinian Island, située à 160 kilomètres d’Andersen AFB. Décrite comme une piste de déroutement, sa présence va permettre de disséminer les appareils en cas d’attaques et donc de limiter les dégâts. A terme, jusqu’à 12 avions-tankers de type KC-130J devraient pouvoir y stationner et ce jusqu’à 8 semaines, en totale autonomie. Outre la réfection de la piste et des « taxiways », l’installation d’un radar mobile est également à l’étude. Ainsi, cette volonté de « déploiement agile » devrait rendre les forces moins vulnérables et plus réactives face aux situations d’urgence. 

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