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Vers un redémarrage de production de l'An-225

L'Antonov 225 "Mriya" (rêve) verra sa production redémarrer en Chine. Les Chinois envisagent de faire voler leur premier exemplaire en 2019. L'accord ne précise pas combien d'An-225 chinois seront produits en Chine. © Antonov

La Chine et l'Ukraine ont signé un accord visant à redémarrer la production de l'hexamoteur Antonov An-225 "Mriya" (rêve) ou "Cossack" selon la terminologie Otan. Cet accord a été signé entre Avic côté chinois et Antonov, ce dernier donnant à la Chine accès aux plans et aux technologies nécessaires dans le cadre d'une production domestique chinoise. Selon la chaîne ukrainienne UBR, dès 2019 les chinois ont l'ambition de faire voler le premier d'un nombre non précisé d'An-225 produits en Chine.

Construit à l'origine pour transporter la navette spatiale russe Bourane (tempête de neige), le premier vol de ce géant des cieux date de 1988. Un seul et unique exemplaire a volé -ce dernier fut d'ailleurs exposé au salon international du Bourget 2001- un deuxième avait vu sa construction commencée, mais il devint évident mi 2001 que les fonds nécessaires à la poursuite de son assemblage ne seraient plus attribués.

L'appareil fut en conséquence remisé. En 2006, cet appareil inachevé fut l'objet d'une tentative de reprise de construction, laquelle fut abandonnée deux ans plus tard, en 2008. Le seul appareil exploité actuellement sert au transport de fret spécifique à l'échelle mondiale, comme par exemple des locomotives.

L'An-225 se caractérise par ses capacités de transport extraordinaires, c'est en effet le seul appareil qui soit crédité d'une capacité de transport de 250 t et qui, selon certains, ne représente pas la charge utile maximale de l'appareil.

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Commentaires

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  1. Cyrille Clément
    le 21/12/16 à 05h43

    C'est une nouvelle à double tranchant. Le côté positif est qu'elle permet de faire revivre un appareil qui n'a jamais connu le succès commercial que sa valeur technique aurait pu lui promettre. Le côté négatif, si l'on est un supporter de l'Ukraine, c'est que l'avionneur ukrainien cède sa technologie qu'il n'était pas en mesure de valoriser lui-même.


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