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Une trentaine de CFM Leap-1B feront l'objet d'une inspection de levée de doute

Une trentaine de Leap-1B feront l'objet d'une inspection de contrôle afin de s'assurer que les disques de turbine basse pression sont conformes. © CFMI

C'est un disque de turbine basse pression sur un CFM Leap-1B qui a déclenché une suspension des vols des Boeing 737 MAX d'essais. Cette pièce, en provenance de chez un forgeron fournisseur de CFM International, s'est révélée défectueuse lors de son inspection consécutive à sa réception chez le motoriste. C'est-à-dire et avant qu'elle ne soit montée sur un CFM Leap-1B, turboréacteur spécifiquement dédié à la motorisation des Boeing 737 MAX.

"Ce qui compte d'abord et avant tout, c'est la sécurité des vols et dans ce domaine, le doute n'est pas permis. En conséquence, nous avons immédiatement averti nos partenaires General Electric et Boeing. Nous avons enclenché un processus spécifique d'inspection, qui ne concerne qu'une population limitée de moteurs qui pourraient être touchés, car le problème ne concerne qu'un forgeron", a commenté Olivier Andriès, directeur général de Safran Aircraft Engines. Entre trente et quarante moteurs sont concernés par cette inspection spécifique.

Ce problème de disque de turbine basse pression ne concerne que le CFM Leap-1B et non les Leap-1A ou les Leap-1C, dont les turbines BP diffèrent. "C'est un problème de qualité de production, qui a été identifié à la réception du disque, ce qui veut dire qu'il n'a pas été monté sur un moteur. La levée de doute ne concerne qu'une poignée de turboréacteurs", ajoute Olivier Andriès.

Ces moteurs seront tous inspectés et contrôlés chez Safran Aircraft Engines dans les semaines à venir, avant d'être ensuite remontés. "Le processus d'inspection a d'ailleurs débuté. Nous rapatrions les modules turbine des moteurs potentiellement touchés pour démonter les disques de turbine BP et les inspecter", poursuit Olivier Andriès.

CFM International possède pour chaque pièce moteur qui équipe les CFM Leap au moins deux, voir même trois fournisseurs. "De ce fait, la production ne sera pas ralentie et cet incident ne remet pas en cause nos objectifs de production sur l'année", a commenté Olivier Andriès.

 

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