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Un projet de recherche pour mieux comprendre la formation des suies

Soprano vise à comprendre les mécanismes de formation des suies à l'intérieur des moteurs d'avions pour les rendre encore moins polluants. Ici, une chambre de combustion. © AFI KLM/CRMA

Au cours des dernières décennies, les efforts de recherche ont essentiellement porté sur la réduction du bruit ainsi que sur les émissions d'oxyde d'azote (NOx) et de dioxyde de carbone (CO2). Les suies qui avaient été écartées des recherches font désormais l'objet d'un programme spécifique, Soprano, qui s'étale sur au moins quatre ans.

Soprano, acronyme de SOot and Particles Reduction in Aeroengines through inNOvations, est un projet de recherche européen lancé en septembre dernier. Son but est d'améliorer les connaissances sur la formation des suies au sein des moteurs d'aviation, afin que ces derniers émettent moins de particules, quel que soit le régime moteur. Le projet permettra d'enrichir les connaissances sur la formation et l’émission des suies dans les moteurs aéronautiques pour en réduire l’impact environnemental.


Soprano permettra de quantifier et qualifier les processus de formation des suies au sein des chambres de combustion. Car actuellement, les motoristes ignorent encore largement ce qui se passe précisément à l'intérieur des chambres de combustion. Si les systèmes de combustion pauvre (Lean combustion) tendent à réduire les émissions de suies, il est difficile de savoir comment, et dans quelles proportions. L'enjeu, au cours des quatre prochaines années, sera donc de comprendre les mécanismes à l'oeuvre pour pouvoir, à l'avenir, concevoir des moteurs encore moins polluants.

Les équipes impliquées dans le projet utiliseront différents outils expérimentaux, c'est-à-dire des chambres de combustion simplifiées, ou semi-industrielles, mais aussi des outils numériques. Il existe déjà des outils de modélisation sur les particules fines, mais ils sont encore incomplets. L'un des objectifs du projet est de les améliorer pour qu'ils soient plus prédictifs et mieux adaptés aux cas aéronautiques.

Une vingtaine de partenaires est impliquée dans ce programme : des motoristes, parmi lesquels figurent Safran, Rolls-Royce, GE Avio, MTU Aero Engines, et des centres de recherche comme l'Onera.

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