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Thomas Pesquet s'installe à bord de l'ISS

Thomas Pesquet accueilli par le Russe Andreï Borissenko. © Roskosmos/ESA/NASA

Après deux jours de voyage à bord du Soyouz MS-03, Thomas Pesquet et ses équipiers ont rejoint hier soir la Station spatiale internationale, où ils vont séjourner et travailler durant six mois.

52 heures après un lancement parfait depuis le cosmodrome de Baïkonour, et à l'issue d'une approche finale de plus de 2h15, le Soyouz MS-03, occupé par le Russe Oleg Novitsky, le Français Thomas Pesquet et l'Américaine Peggy Whitson, s'est amarré sans encombre au port Ravsset de l'ISS, samedi 19 novembre à 22h58, heure de Paris (21h58, UTC), avec trois petites minutes d'avance.

Le temps de vérifier notamment la parfaite étanchéité entre les deux vaisseaux, les écoutilles ont été ouvertes moins de 2h45 plus tard, vers 1h40. Avec cette fois cinq minutes de retard sur le planning prévisionnel, l'équipage du Soyouz MS-03 est entré à 1h42 dans la station -le commandant Oleg Novitsky en premier, suivi d'un Thomas Pesquet tout sourire et de Peggy Whitson-, où il a retrouvé les Russes Andreï Borissenko et Sergueï Ryzhikov et l'Américain Shane Kimbrough, arrivés il y a un mois avec le Soyouz MS-02.

Première téléconférence.

Après de chaleureuses embrassades, les deux équipages se sont rapidement installés dans le module Zvezda de la station, afin d'y donner une première téléconférence avec le sol, à 1h50. Les premiers échanges furent assez protocolaires, avec les félicitations successives de Sergueï Krikalev (responsable des vols habités chez RKK Energia), Charlie Bolden (administrateur de la Nasa), David Parker (directeur des vols habités et de la robotique à l'ESA) et Lionel Suchet (directeur de l'innovation, des applications et de la science au Cnes). Puis chaque membre d'équipage a pu s'entretenir quelques minutes avec ses proches, Thomas Pesquet retenant son émotion à l'écoute de sa compagne, de ses parents et de son frère, extrêmement heureux, fiers et rassurés de le voir enfin arrivé à bon port.

« Apparemment c'est pour de vrai. »

« J'ai du mal à y croire mais apparemment c'est pour de vrai », a confié l'astronaute français, visiblement en grande forme et très décontracté. Lui qui, lors de la conférence de presse du 16 novembre, semblait redouter les deux jours de voyage vers la station, ne s'est finalement pas plaint d'avoir vécu les deux jours les plus longs de sa vie. Il a en revanche reconnu que les cartes à jouer et les dés qu'ils avaient emportés avec lui ne fonctionnaient absolument pas en micropesanteur, mais qu'il ne s'avouait pas pour autant totalement battu par les lois de la gravité, et qu'il avait six mois pour trouver une solution, au milieu d'un programme d'expérimentations particulièrement dense : 62 expériences pour le compte de l'ESA et du Cnes, plus 55 autres en coopération avec les agences spatiales américaine, canadienne et japonaise.

En attendant le démarrage des premières expériences, le numéro 2523 d'Air & Cosmos (en kiosque depuis le 18 novembre) consacre un dossier complet au dixième astronaute français.

Entrée dans l'ISS et premiers échanges avec la Terre à revoir sur https://livestream.com/ESA/proxima/videos/142307924

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