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Thomas Pesquet en route pour l'ISS

Couverture du numéro 2523 d'Air & Cosmos, à paraître le 18 novembre 2016. © Air & Cosmos

L'astronaute français s'est bien envolé depuis Baïkonour vers la Station spatiale internationale. De nombreux spectateurs ont pu assister à la sortie de son hôtel, à son transfert après l'habillage et à son décollage.

C'était le grand soir pour Thomas Pesquet. En compagnie de ses coéquipiers Oleg Novitsky et Peggy Whitson, mais également de l'équipage doublure (Fiodor Iourtchikhine, Jack Fisher et Paolo Nespoli), il a quitté l'hôtel des cosmonautes à 20h30 (heure de Baïkonour, soit 15h30 à Paris) ce jeudi 17 novembre, tandis qu'était diffusée la chanson « Trava ou doma » (L'herbe à l'extérieur de nos maisons), dédiée aux cosmonautes et très populaire en Russie. Le long de l'allée menant au bus étaient massés les nombreux journalistes, invités et amateurs, déjà présents la veille pour la dernière conférence de presse de l'équipage. Il ont de nouveau joyeusement donné de la voix, en particulier pour saluer le Français.

 

L'équipage se voit confier le Soyouz.

L'ensemble des invités et des journalistes se sont retrouvés près de trois heures plus tard devant le bâtiment MIK 254 du cosmodrome, où les astronautes finissaient de revêtir et de tester leurs combinaisons de vol. Les familles, toujours séparées par une grande vitre, pouvaient assister à ces préparatifs et échanger quelques mots, à l'aide d'un micro. Quelques journalistes étaient également présents, mais seulement autorisés à prendre des photos ou à filmer.

Dans un nouveau tonnerre d'applaudissements, les trois membres du Soyouz MS-03 sont ressortis comme prévu à 23h20, équipés d'une surcombinaison destinée à les protéger du froid (la température se situait entre -13 et -17 degrés), qui leur donnait l'air de marcheurs lunaires. Rejoignant des marquages au sol indiquant leurs positions respectives (le commandant de bord au milieu, l'ingénieur de bord n°1 -Thomas Pesquet- à sa gauche, et l'ingénieur de bord n°2 à sa droite), ils se sont prêtés à une rapide cérémonie, durant laquelle la commission d'Etat leur confiait le lanceur. Puis, dans les hourras et les bravos, ils sont remontés dans leur bus, direction cette fois le pas de tir 1/5, où le remplissage du lanceur avait débuté cinq heures avant le décollage.

 

Un spectacle exceptionnel.

C'est depuis un point d'observation distant de seulement 1,3 km du pas de tir que tous les invités et les journalistes se sont retrouvés vers 1h30 du matin, une zone sous abri étant réservée aux familles des équipages et aux VIP. Un peu plus loin, plusieurs télévisions russes avaient dépêché sur place leur présentateur et installaient leurs « plateaux » les uns à côté des autres. Comme pour le « roll out » du 14 novembre, plusieurs astronautes européens étaient présents, ainsi que Sergueï Krikalev (responsable des vols habités chez RKK Energia), Valéri Korzoun (directeur adjoint de la Cité des étoiles), Charlie Bolden (administrateur de la Nasa) et David Parker (directeur des vols habités et de la robotique à l'ESA). Accompagné par Jean-Yves Le Gall (président du Cnes), Thierry Mandon (secrétaire d'Etat en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) avait fait également le déplacement.

Enfin, à 2h20, une minute après le retrait du bras ombilical, les moteurs du lanceur ont été mis à feu, illuminant la nuit jusqu'alors parfaitement noire, malgré la Lune haute. Le son, vrombissant, sourd, n'est parvenu jusqu'au point d'observation que quelques secondes plus tard, les spectateurs ressentant les vibrations sous leurs pieds et encourageant Thomas Pesquet. Ils ont pu suivre à l'œil nu la combustion des moteurs pendant cinq bonnes minutes, et apercevoir la séparation des deux premiers étages, et l'allumage du troisième étage. Petit à petit, le lanceur est devenu un point lumineux, orange, qui diminuait lentement alors que les étoiles dans le ciel réapparaissent. Puis tout le monde s'est rassemblé autour d'un écran géant installé devant les tribunes VIP pour regarder les images de la fin de la mission, saluées par des hourras et des embrassades dans le public. Comme à la parade, le Soyouz MS-03 a correctement été placé sur une orbite de 200,15 km x 244,99 km, inclinée de 51,66°, où il restera durant deux jours, avant de monter à 400 km d'altitude et de rejoindre l'ISS, pour un séjour de six mois.

 

En attendant l'amarrage à l'ISS, le numéro 2523 d'Air & Cosmos (à paraître ce vendredi 18 novembre) consacre un dossier complet au dixième astronaute français, sélectionné par l'ESA il y a plus de sept ans.

 

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