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Exposition Verdun la guerre aérienne au Musée de l'Air et de l'Espace

L'une des pièces maîtresses de l'exposition, le Nieuport XI bébé, peint aux couleurs du commandant Charles de Tricornot de Rose, considéré comme étant le père de l'aviation de chasse française. © Cyrille Cosmao

Verdun n'a pas seulement été qu'une bataille au sol, sous forme de duel d'artillerie. L'aviation encore naissante, longtemps ignorée au gré des commémorations, a cette fois-ci une exposition qui lui entièrement consacrée au Musée de l'Air, intitulée « Verdun, la guerre aérienne ».

Car on l'a oublié, mais c'est au-dessus de Verdun que l'aviation militaire française connait une évolution décisive, plus exactement que la supériorité aérienne est désormais considérée comme une nécessité aussi bien stratégique que tactique. Et dès la fin février 1916, une lutte acharnée s'engage entre belligérants.

Car, sans aviation, il n'y aurait jamais eu de tirs d'artillerie lourde -dont les millions d'obus tirés donnèrent à Verdun, ses forts et ses alentours cet aspect lunaire et ces centaines de milliers de cratères-. Il a donc fallu renseigner les artilleurs par le biais du réglage d'artillerie, effectué par les observateurs, qui firent également de la photographie aérienne à bord d'appareils aussi lents que vulnérables. Ce qui permit également de mettre à jour, de manière quasi-quotidienne, les lignes de combat sur les cartes, les plans directeurs.

Pour protéger ces appareils d'observation et abattre ceux du camp ennemi, l'état-major fit appel au commandant Charles de Tricornot de Rose -dont la réplique du Nieuport XI bébé est exposée- et au détachement de l'escadrille N3 mieux connu sous le nom d'escadrille des Cigognes. Ses pilotes entrent dans l'histoire par la grande porte, tel Jean Navarre dit « la sentinelle de Verdun », Georges Guynemer, Charles Nungesser, sans parler de l'escadrille Lafayette pour ne citer que ces deux dernières.

L'exposition ne se focalise pas seulement sur les as, leurs avions mais aborde également sur des thématiques nettement moins connues, telles la propagande et la mobilisation à l'arrière ou les représentations de la guerre aérienne, le coût humain de la bataille aérienne -avec des pertes d'une ampleur sans précédent dans les cieux- ainsi que les bombardements aériens et les civils pris pour cible.

On pourra également admirer la torpédo Sigma qui appartint à Guynemer -un autre as, Paul-Louis Weiller, qui fut ardent promoteur de la photograhie aérienne et futur pdg de Gnome et Rhône (devenu par la suite Snecma et aujourd'hui Safran Aircraft Engines) reçut le même modèle-, de nombreuses pièces de collection parmi lesquelles figurent des uniformes, des armes, des cartes originales, des maquettes.

L'exposition se tient du 15 octobre 2016 au 29 janvier 2017 au Musée de l'Air et de l'Espace et fait par ailleurs l'objet de la publication d'un ouvrage collectif réunissant quinze auteurs, sous la direction de Gilles Aubagnac et Clémence Raynaud, commissaires de l'exposition "Verdun la guerre aérienne" aux éditions Pierre de Taillac.

Plus d'informations sur http://www.museeairespace.fr/actualites/verdun-guerre-aerienne/

 

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Commentaires

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  1. camille RATEL
    le 17/10/16 à 02h22

    concernant l'aviation de la 1ere guerre mondiale je suis un super passioné, d'une part pour Guynemer!!!!! l'as au 75 victoires, et d'autre part le Baron Rouge l'as allemand au 88 victoires avec son DR1 TRIPLAN DE 110CV!!!!!! , à cette époque pas de parachutes!!!!! c'était la mort assurée!!!!! il fallait un sacré courage au combat!!!!! quand l'avion prenait feu!!!!! le pilote se tirait une balle dans la tête, pour ne pas souffrir.


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