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ArianeGroup : 2 300 emplois gelés pour anticiper la crise

Le développement d'Ariane 6 se poursuit dans un contexte tourmenté © ArianeGroup

Le maître d’œuvre industriel des lanceurs Ariane a annoncé en interne un plan de compétitivité sur cinq ans. Parmi les économies à réaliser, 2 300 postes ETP sont à supprimer, mais sans licenciement.

ArianeGroup, la coentreprise formée en janvier 2015 par Airbus et Safran, s’était vue attribuer en août suivant le développement et la production d’Ariane 6 par l’Agence spatiale européenne.

Depuis trois ans, les embauches se sont multipliées (1 500 postes ouverts pour accompagner le développement d’Ariane 6), et les usines de production ont été construites.

Mais le président exécutif d’ArianeGroup, Alain Charmeau, n’a cessé de rappeler que le modèle économique ne fonctionnait que si les institutions européennes passaient commande de cinq lanceurs par an. D’autant que les perspectives du marché des lancements de satellites lors de la décennie 2020 s’annoncent particulièrement difficiles, entre certains marchés fermés, une concurrence féroce et une dégringolade des commandes de satellites géostationnaires de télécommunications, et donc de leur lancement.

Malgré les cris d’alarmes, les commandes des institutions européennes tardent toujours.

 

Pas de plan social.

Ne souhaitant pas interrompre le programme Ariane 6, dont les développements semblent franchir à temps les étapes les unes après les autres, ArianeGroup a annoncé à ses managers, le 12 novembre, un plan d’économies interne, à mettre en place d’ici à 2022 (soit à la fin du développement d’Ariane 6).

Il vise notamment une compression des effectifs, qui correspond à supprimer 2 300 équivalents temps plein sur les 9 000 que compte aujourd’hui le groupe.

Mais il ne s’agit pas de licenciements, et aucun départ ne sera contraint. Les postes concernés, qui restent à déterminer, seront supprimés par un jeu de chaises musicales entre le gel des embauches (au moins jusqu’à la prochaine conférence interministérielle de l’ESA, fin 2019), le non-remplacement des départs en retraite naturels (nombreux dans les années à venir), et la mobilité dans l’entreprise, vers les maisons mère et les filiales.

L’investissement en R&T et en formation reste maintenu, pour préparer l’avenir, tandis que les activités de défense ne sont pas impactées.

Soutenue par les actionnaires d’ArianeGroup, une telle approche se veut « pragmatique », et vise à éviter un plan social.

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