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Accident du H225 en Norvège : l'AIBN publie son rapport

L'AIBN, le BEA norvégien, vient de publier une nouvelle version de son rapport concernant l'accident de LN-OJF, l'EC225 qui perdit son rotor principal en avril 2016 dans la mer du Nord. © Airbus Helicopters - Anthony Pecchi

L'AIBN, l'Accident Investigation Board Norway, l'équivalent du Bureau Enquêtes Analyses français, vient de publier une nouvelle version de son rapport préliminaire (en date du 28 avril 2017) quant au tragique accident, voici un an, de l'Airbus Helicopters EC225 immatriculé LN-OJF, qui est intervenu le 29 avril 2016 en Norvège. Si les circonstances de la perte de l'appareil sont connues, les causes exactes qui l'ont entraînée, c'est-à-dire la formation d'une crique vraisemblablement due à la fatigue des matériaux, restent toujours floues en dépit des moyens mis en oeuvre par les enquêteurs.

   

Ainsi, le rapport mentionne : "le 29 avril, le rotor principal s'est soudainement détaché de la cellule d'un Airbus Helicopters EC225 opéré par CHC Helikopter Service qui était en route de la plateforme Gullfaks B dans la mer du Nord vers l'aéroport de Bergen en Norvège [...] La machine a piqué de 3 000 pieds (914 m) et croisait à 140 kts (259 km/h) à 2 000 pieds (609 m) depuis environ deux minutes lorsque le rotor principal s'est détaché. [...] L'hélicoptère s'est écrasé sur une petite île à l'est de Turoy. Les treize personnes à bord ont péri.  

L'enquête a démontré que l'accident était le résultat d'une crique due à la fatigue des matériaux sur l'un des huit pignons planétaires du second étage de l'engrenage réducteur épicycloïdal de la boîte de transmission primaire. Cette crique trouve ses origines au niveau d'un des pignons,  du côté roulement et se propage vers les dents. Elle paraît être due à une micro-fissuration. Cependant, la raison de la formation de cette dernière n'est pas encore comprise".

Plus précisément les enquêteurs n'ont pas encore réussi à comprendre pourquoi et comment cette fissuration a continué à se propager sous la surface du pignon. Car, aucun défaut de matériau ou relatif au procédé de fabrication n'est apparu au cours de l'enquête.

La BTP de l'appareil a été victime d'un accident de la route au cours d'une opération de transport en 2015. "Elle fut inspectée, réparée et déclarée bonne pour le vol par Airbus Helicopters. Elle fut installée sur LN-OJF en janvier 2016, à 260 heures de vol avant l'accident. Là encore, l'AIBN n'a trouvé aucune preuve qui pourrait relier l'accident routier de la BTP et la formation d'une fissure due à la fatigue sur le second étage du réducteur".

Le rapport ajoute que la formation de la fissure "s'est faite de telle manière qu'elle restait très difficilement décelable soit par le biais des méthodes de maintenance d'alors, soit par celui des systèmes de suivi (monitoring) qui étaient à bord de LN-OJF". Plus clairement, la propagation de la fissure s'est faite de telle manière qu'elle est restée invisible.

L'AIBN mentionne "qu'en raison de la complexité de l'enquête, il n'est pas possible d'estimer une date de [publication] du rapport final. L'enquête se poursuivra avec un haut degré d'activité".

 

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