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© P.-F. Mouriaux / Air & Cosmos
03/04/2019 17:28 | Par Pierre-François Mouriaux

Veille de rendez-vous spatiaux européens majeurs

Décideurs publics et privés représentant l’ensemble de la chaine de valeur du secteur spatial français et européen ont fait le point, le 2 avril, sur la situation actuelle et les perspectives du secteur.

Organisé par le cabinet Euroconsult, en partenariat avec le Gifas, la 9e édition du séminaire annuel Perspectives Spatiales s’est tenue au Cercle national des Armées, à Paris. Elle a rassemblé 200 participants, parlementaires, responsables d’agences et industriels, pour une journée d’échanges autour de l’évolution du secteur spatial, à la veille de trois rendez-vous européens majeurs : le renouveau du Parlement européen, l’adoption du budget 2021-2027 associé au nouveau règlement spatial de l’UE et la Conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne, Space19+.

 

Besoin du Old Space.

Comme lors de la précédente édition du séminaire, en décembre 2017, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a prononcé le discours d’ouverture, renouvelant son soutien au programme de lanceur Ariane 6, affirmant que les pouvoirs publics doivent être le premier soutien à l’innovation dans l’industrie, et partageant sa satisfaction de voir prochainement l’adoption du premier cadre juridique complet du secteur spatial européen qui, selon elle, « sera à la hauteur des défis à relever. » Loin d’opposer le New Space au Old Space, la ministre constate qu’en Europe, le premier ne réussissait pas sans le second : « Le New Space a besoin des acteurs industriels et des organismes de recherche établis. C’est là que se trouvent l’expertise et les compétences », souligne-t-elle.

 

La France toujours moteur.

Succédant à la ministre sur la tribune, Jean-Yves Le Gall, président du Cnes, a rappelé deux chiffres clés du secteur spatial français en 2019 : un chiffre d’affaires supérieur à 4,4 M€, et plus de 14 000 emplois hautement qualifiés – soit plus de la moitié du CA de l’industrie spatiale européenne, et plus d’un tiers de ses emplois. Par ailleurs, avec une participation de 1,1744 M€ (soit 28,1 %, en hausse de près de 20 % par rapport à 2018), la France reste le premier contributeur de l’ESA.

Euroconsult Gifas Perspectives

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